Ms. cit., fol. 266 r
LA PHYSIQUE PARISIENNE AU XIV9 SIECLE
Le malheureux scribe n était sans doute pas en état de comprendre et d admirer les idées neuves et fécondes qui, en un ordre parlait, en une admirable clarté, se présentaient tour à tour au long des pages qu’il grossoyait.
Le texte du ms. n° i/|.58o ne porte aucun titre ; il commence 1 d emblée par le préambule, qui est beaucoup plus lisible que dans le ms. n’ 7.371, et qui présente quelques variantes; voici ce préambule :
« (juin yinaginationern veteram vel meam de uniformitate et diffornulate intenlionum ordi^are in cepissem, occurerunt michi quedani aha que haie propositio interjeci ut iste tractai us non solum ignorantie excitationem prodesset, sed etiam discipline. In gun. ilia que aliqui alii. videntur circa hoc obscure eloqui et confuse senti re ac inconvenienter aptare studui dearticulatim et clare tradetur et quibusdam aliis materiis utiliter applicare. »
On remarquera les mots : vel meam, que ne portait pas le manuscrit n° 7.371, et par lesquels l’auteur semble réclamer son droit d inventeur.
La fin du texte donné par le n° i/i.58o est un peu plus courte que celle du texte n° 7.371 ; la voici 2 :
(( Multa quidem possunt ex dictis inferri. Sed hec tanquam quedam elementa sufficiunt gratia exercicii. Deo gratias.
» Explicil tractatus de configurationibus qualilaium reverendi doctoris magistri nicholai Orem. »
D’un texte à l’autre, on remarque des variantes dues, en général, aux fautes des copistes ; la comparaison des deux textes est souvent utile à qui veut connaître avec certitude la pensée de l’auteur.
Oiresme a divisé son ouvrage en trois parties principales qu’il a ainsi intitulées :
Prima pars : De figumtione et potentiarum uniformitate et difformitate.
Secunda pars : De figuratione potentiarum successivurum.
Tertia pars : De acquisitione et mensura qualilatis et velocitatis.
Nous n analyserons pas ici les nombreux chapitres en lesquels ces trois parties se subdivisent ; les problèmes les plus divers s’y trouvent traités ; l’auteur y discute les questions les plus variées ; il y pose les fondements d’une Esthétique musicale ; il y argu-
1. Bibliothèque Nationale, fonds latin, ms. n° i4.58o, fol. 37, col. a.