ÜENIFLE et CHATELAIN, Op. laud., t. III, p
2. Propositio facta a domino Cançellario Joanne Gerson coram Anglicis Parrhisius euntibus ad sacrum concilium Pisis : et hoc ex parte Universitatis Pahrrisiensis. Anno Domini MCCCCVUI. Consideratio tertia. Celte pièce est reproduite dans toutes les éditions des Joannis Gerson Opéra.
neJIement délibéré et d un commun accord (|ue là se trouvait la conclusion qu il fallait demander et poursuivre. C’est celle que réclama, pour sa part, le père vénéré qui fut mon principal maître et qui était alors évêque de Cambrai, parlant devant Louis, duc d Anjou et régent de France à cette époque. Vers le même temps, maître Henri de liesse, d illustre mémoire, écrivit en faveur de la même conclusion ; il était maître en Théologie de Paris, et vice-chancelier sous maître Jean de Chaleur, alors chancelier de l’Université. »
C est après le i5 juin 1 38 1 qu’il nous faut placer 1 celte Epistola concilii paris rédigée par Henri de liesse tandis qu’il était vicechancelier de l’Université de Paris.
Celte Université, il n’y devait plus demeurer longtemps. Comme un vent de tempête, les querelles soulevées par le schisme en chassaient les maîtres et les dispersaient dans toutes les contrées d Europe. Vers 1 383, Henri de liesse quittait Paris pour n’y plus revenir.
Un manuscrit de la Bibliothèque de Vienne garde 2 3, de notre auteur, un écrit, intitulé : Epistola de futuris pericuüs Ecclesiæ ex dictis Hildegardis. En marge de ce commentaire aux visions prophétiques de sainte Ilildegarde, on lit cette observation :
« :\(da quod prejatus magister Heinricus hanc epistolam scripsit et destinavit circa annas D. mccclxxxiii, quando recessit a studio parisiensi propter magnum scisma ecelesie, quod tune cepit inter papas. »
En quittant Paris, c’est à Vienne qu Henri de Langenstein se rendit et qu’il résida jusqu’au jour de sa mort (i i février 1 397).
Il n’v demeura pas inactif. Il ne cessa, par ses nombreux écrits, de presser la réunion du concile œcuménique qui devait mettre fin à la scission de l'Église. Mais ce ne fut pas sa seule occupation. Depuis 1 305, Vienne possédait des écoles florissantes. U pressa s le Duc d’Autriche, Albert, d’apporter le couronnement à ces écoles en obtenant du pape l’institution d’un Studium generale de Théologie, et en créant de nombreux collèges semblables à ceux de Paris.
Ce 11’est pas ici le lieu de retracer l’œuvre qu’Henri de liesse
1. Denifle et Châtelain, Chartularium Universitatis Parisiensis, t. III, pièce n° 1.637, p. 682.
a. F. Heinhicu Df.nikle, Die Universitaten des Mittelalters bis 1U00. Lrster Band, p. 619.
3. Sur le rôle d’Henri de Langenstein dans la création de l’Université de Vienne, voir : Denifle, Op. laud., pp. 6i6-6a5.
LA PHYSIQUE PARISIENNE AU XIV® SIECLE
accomplit à Vienne ; celie œuvre, nous la retrouverons lorsque la prochaine part ie de cet ouvrage racontera la création des universités de langue allemande.
Ce que nous nous proposons d'étudier ici, c’est un traité qu Henri écrivit à Paris.
Deux textes conservés à la Bibliothèque Nationale nous ont permis de le connaître. Les deux copies sont, fort peu correctes ; mais en les comparant l une à l'autre, on parvient toujours à rétablir, sinon les propres paroles, du moins la pensée de hauteur.
Le premier texte se trouve au • manuscrit n° a.83i du fonds latin ; il portait le n° 5.36G dans la Bibliothèque de Colbert et le n° 4.344-3.3 dans la Bibliothèque du Roi.
Sans aucun titre, le traité commence 1 en ces termes :
« Assit principio sancta Maria meo.
)) Profiter admirari inceperunt philosophari antiqui hommes. . . »
La fin de la pièce est la suivante 2 :
« ... Invenitur fortius malignis spiritibus. Deo gratias.
» Explicit tractatas de reductione effectuum in virtutes communes a magistro henrico de hassia parisius factus et scriptus per manum Johannis de routüria. »
Nous voici dûment avertis par le scribe Jean de la Roulure que l’ouvrage est d’Henri de Hesse et que Paris l a vu composer.
Bien que Jean de la Routure n’ait pas marqué la date de sa copie, nous pouvons resserrer cette date entre d’étroites limites.
Le traité d’Henri de Hesse est immédiatement précédé de Quolibets sur la Physique qui sont transcrits de la même main et que termine cette formule 3 4 :
(( Expliciunt quedam quodlibeta philosophie naturalis finita anno domini millesimo trescentesimo (sic) nonagesimo sexto, die vicesima secunda mensis novembris. ))
Après le Traclalus de reductione d’Henri de Langenstein, vient le Traclatus proportionum d’Albert de Saxe ; on lit à la fin 2 :
<( Explicit bonus tractatus de proportionibus datus a magistro alrerto de s.AxoNiA scriptum per manus Johannis de routuria anno domini millesimo trescentesimo (sic) nonagesimo sexto, finitus die quinta mensis novembris. »
1. Bibliothèque Nationale, fonds latin, ms. n® 2.83 1 , fol. 108, r°.