Ms. cit., verso du fol. de garde, non numéroté
3. Magistri Richardi Kyluxuton Quæstiones; quæst. I, 3° ad principale; ms. cit., fol. ia3, col. d.
4. Magistri Richardi Kyluxuton Quæstiones; quæst. I, 5° ad principale; ms. cit., fol. 126, col d.
5. Magistri Richardi Kyluxuton Quæstiones; quæst. II; ms. cit., fol. i4o, col. b.
6. Magistri Richardi Kyluxuton Quæstiones; quæs. V; ms. cit., fol. 169, col. d.
7. Magistri Richardi Kyluxuton Quæstiones; quæst. V; ms. cit., fol. 188, col. d.
f)24 LA PHYSIQUE PARISIENNE AU XIV® SIÈCLE
durée d’un jour naturel, ils croîtront également pendant ce jour... »
Ne croyons pas que Maître Xyluxuton fût, à Oxford, le seul théologien qui se livrât à cette casuistique mathématique ; d’autres sont venus après lui, qui ne l’ont rendue que plus savante et plus compliquée. Robert Holkot, avant d’enseigner à Paris, avait enseigné à Oxford ; Oxford le revendiquait comme une de ses gloires ; or il applique sans cesse la langue et les méthodes des Mathématiques aux problèmes de Théologie et de Morale ; nous en avons cité un curieux exemple 1 . D’autres encore imitaient Holkot.
Feuillletons ces cahiers désordonnés où un étudiant parisien nous a conservé, sur l’École d Oxford, tant de renseignements précieux. Nous y trouvons un court fragment2 dont l’origine ne nous est pas indiquée, mais que quelque maître anglais avait, sans doute, apporté à Paris. Ce fragment expose d’abord une suite de règles, tirées de la Dynamique péripatéticienne, touchant la relation entre la puissance, la résistance et la vitesse du mobile ; ces règles sont formulées en des termes presque identiques à ceux qu elles revêtent au traité du Calculateur ; aussitôt après, la latitude uniformément difforme est définie ; on rappelle qu’en ce qui concerne l’espace parcouru, le mouvement uniformément difforme correspond à son degré moyen ; on ajoute que « ces dires sont généraux, car ils peuvent s’appliquer d une manière générale aux accroissements et aux décroissements qui se produisent en tout mouvement ». Or, ces préambules de Mécanique ont pour objet de discuter cette conclusion : Tout péché est volontaire ; donc plus il est volontaire, plus il est péché. Au cours de cette discussion, nous entendons poser des questions telles que celle-ci : L’intensité du péché peut-elle s’acquérir d’une manière uniformément difforme ? Nous avons sous les yeux un remarquable exemple de ce que donnait la calculatio appliquée à la casuistique.
Un artifice eût pu rendre ces calculationes moins embrouillées, moins pénibles à suivre ; il eût consisté à employer la représentation géométrique par coordonnées dont Nicole Oresme a si heureusement marqué les avantages. De cette représentation, nous ne voyons pas que l’on ait jamais fait usage à l’École d’Oxford ; les calculationes ont toujours gardé une forme pure-