Ms. cit., fol. 62, r
LA PHYSIQUE PARISIENNE AU XIV* SIECLE
pcul être déterminée en fonction de son degré moyen, car alors toutes les latitudes uniformément difformes qui ont même degré moyen seraient égales entre elles. C’est donc par son degré extrême qu’elle sera déterminée. — « Igitur conclusio sequitur : Ista intensio vel remissio lafitudinis pertes gradum medium vel extremum opportet attendi. Sed non potest penes gradum medium ; sic enim omnes latitudines quorum cujuslibet gradus médius foret idem cum medio gradu ceterius iatitudinis forent equales, et ita duo latitudines quorum una a gradu summo recederet per duplam latitudinem et alia per subduplam forent equaliter 1 remisse ; et ita penes recessum a gradu summo non attenderetur remissio, quod est contra quartam suppositionem . nec intensio penes recessum a non gradu, contra secundam suppositionem. »
Cette solution s’autorise évidemment, en l’esprit de Swineshead, de I opinion, émise par Bradwardine et adoptée par Albert de Saxe, selon laquelle la vitesse d un corps animé d’un mouvement de rotation, c est la vitesse du point qui se meut le plus vite. Cette opinion, Swineshead la fait sienne 2 ; il déclare que la vérité en apparaît suffisamment à qui lit un certain chapitre du traité intitulé De proportionibus.
« Penes qwd vero attendatur velocitas in motu locali?... In motu recto penes punctum mobilem motu recto velocissimo ; sicut in motu circula ri penes punctum mobilem motu circulari velo- < issimo, sicut in capitulo tractatus intitulato De proportionibus satis apparet. »
Dans sa discussion sur le maximum et le minimum, Swineshead considère un mouvement uniformément difforme par rapport au sujet, et il affirme que « ce mouvement a même vitesse que le degré qui le termine ». Pour justifier cette affirmation, il prend exemple d'une droite qui tourne autour de l’un de ses points ; selon la proposition précédente, la vitesse de cette droite est la vitesse de son extrémité mue plus rapidement : « Quilibet motus uniformiter difformis secundum extremum ejus velocius ad aliquem gradum inclusive terminatus cum illo gradu uniformi cquevelox existit... Quod autem quilibet motus uniformiter difformis ad aliquem gradum uniformem secundum ejus extremum velocius inclusive terminatus sit eque velox cum illo gradu, probari potest per localem motum linee recte circulariter mole altero puncto continue quiescente et per motum puncti moti talem lineam terminatis. »