‹ Le système du monde (volume 5)Chapitre 164 sur 176 · C. Les Regulæ solvendi sophismata · texte numérisé non relu

C. Les Regulæ solvendi sophismata

de Guillaume Heytesbury.

Nous avons dit1 2, quels chapitres formaient les Regulæ solvendi sophismata de Guillaume Heytesbury. Le chapitre consacré au mouvement local est celui qui doit nous arrêter ici.

Av ec Thomas Bradwardine, Hentisberus tient pour certain 3 cpie la vitesse d’un corps animé d’un mouvement de rotation n’est autre chose que la vitesse du point le plus rapidement dû ; son autorité a grandement contribué à répandre et à affermir cette opinion.

Cette opinion, d ailleurs, ne l’empeche pas d’admettre la proposition suivante : Lorsqu’en un mouvement, la vitesse croît avec le temps de telle manière qu’elle soit uniformément difforme, le mobile mû de ce mouvement parcourt, en un temps donné, le même chemin que s’il se mouvait uniformément avec la vitesse qu’il a acquise au milieu de ce temps.

Celle proposition, il la répète par deux fois 4 ; il en use comme d’une incontestable vérité ; mais il n’en donne, en ses Regulæ, aucune démonstration.

Voici le premeir des énoncés qu’il en donne.

« Toute latitude, soit qu’elle commence à zéro (non gradus), soit qu elle commence à un certain degré, pourvu, toutefois, qu’elle se termine à un degré fini, et qu’elle soit acquise ou perdue uniformément (uniformiter acquisatur seu deperdatur), correspondra par égalité (æqualiter) à son propre degré moyen ; en

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