‹ Le système du monde (volume 5)Chapitre 49 sur 176 · SAINT THOMAS AQUIN · texte numérisé non relu

SAINT THOMAS AQUIN

L’influence d’Aristote et celle d Averroès sont les seules que l’on perçoive en la doctrine adoptée par Albert le Grand. La théorie du lieu et du mouvement local que développe Saint Thomas d’Aquin porte la marque d’autres influences. On y reconnaît, d’abord, certaines pensées de Thémistius. On y entrevoit aussi, bien que plus vaguement, certaines analogies avec la théorie proposée par Damascius et complétée par Simplicius. Ces analogies iront se fortifiant et se précisant dans l’enseignement de plusieurs des successeurs de saint Thomas, à tel point que, dans l École scotiste, la doctrine de Damascius et de Simplicius finira par triompher de celle d’Aristote.

La rotation du Ciel exige l’immobilité de la Terre. En exposant cette théorie du Stagirite, Saint Thomas se montre commentateur plus scrupuleux que ses prédécesseurs ; il n invoque nullement, en effet, les propositions qui sont formulées au De motibus animalium \

« Au centre d’un corps qui se meut circulairement, il faut, dit-il, que quelque chose demeure immobile. II est manifeste, en effet, que tout mouvement circulaire a lieu autour d’un centre fixe. Or, il faut que ce centre se trouve en un corps fixe, car ce que nous nommons centre n’est pas quelque chose qui subsiste en soi ; c’est un accident appartenant à une chose corporelle ; ce centre ne peut être que le centre d’un certain corps. »

« Ce corps fixe doit être une partie du Monde... Mais il ne peut faire partie de l orbe mobile, c’est-à-dire du corps céleste... Ce qui se trouve au centre est éternellement immobile, de même que le Ciel se meut éternellement... Or, ce qui est naturellement immobil au centre est la Terre... Si donc le Ciel tourne d’une éternelle révolution, il faut que la Terre existe. »

L influence de Simplicius, que Thomas d’Aquin cite, d ailleurs, à la fin de cette même leçon, transparaît dans les considérations par lesquelles il est prouve qu’un centre immobile ne peut exister ailleurs qu’en un corps immobile.

La rotation de la dernière sphère céleste suppose l’existence d’un

1, Sancti Thomæ Aquinatis Expositio in libros Aristotelis de Cælo et Mundo; in lib. II, lect. IV.

LE LIEU

corps central immobile ; faut-il, avec le Commentateur, dire cjue ce pivot immobile constitue le lieu de l’orbite suprême et que cette orbite est en un lieu par accident, parce que le pivot central se trouve en un lieu par lui-même P Saint Thomas ne peut accepter 1 cette interprétation des mots par accident, xaxà <rupëeëY]xt3ç, par lesquels le Stagirite qualifie le lieu de la dernière sphère céleste. « Aristote ne dit pas qu’un corps est en un lieu par accident lorsqu’un autre corps, qui lui est absolument étranger, se trouve en un lieu. Ï1 me paraît donc ridicule de prétendre que la dernière sphère est accidentellement en un lieu par le fait seul que son centre est en un lieu. Aussi préféré-je donner mon approbation à l’avis de Thémistius, selon lequel la dernière sphère est en un lieu par ses parties. »

A l’appui de cette opinion de Thémistius, Saint Thomas d’Aquin développe des considérations qui méritent d’être reproduites en entier ; nous n’y reconnaîtrons guère l influence du paraphraste grec, mais bien celle d’Aristote lui-même ; nous y reconnaîtrons aussi la trace de la théorie d’Avempace que le Docteur Angélique a, d’ailleurs, rapportée avant celle d’Averroès.

« On ne s’inquiète du lieu qu’en vue du mouvement ; le mouvement met le lieu en évidence parce que des corps divers se succèdent en un même lieu. Le lieu n’est donc pas nécessaire à l’existence même du corps ; mais il est nécessaire à tout corps qui se meut de mouvement local. Donc à tout corps qui se meut de mouvement local, on doit assigner un lieu ; et dans cette opération, on doit être guidé par la considération de la succession des corps divers en un même lieu.

(( Considérons d’abord des corps qui se meuvent de mouvement rectiligne. Il est manifeste alors que les deux corps qui se succèdent l’un à l’autre en un même lieu, s’y succèdent en leur entier ; un corps entier délaisse entièrement le lieu qu’il occupait et un autre corps entre tout entier en ce même lieu. Partant, il est nécessaire, pour qu’un corps puisse se mouvoir de mouvement rectiligne, qu’il soit en un lieu par sa masse tout entière.

« Considérons maintenant un mouvement de révolution. Pour la raison, le corps qui tourne, pris dans son ensemble, se trouve successivement en divers lieux ; mais le sujet lui-même ne change pas de lieu ; ce sujet se trouve toujours dans le même lieu ; c’est seulement par la pensée que le heu change... Les parties du

1. Sancti Tiiom.e Aquinatis In librvs physicorum Aristotelis exposilio; in lib. IV. lect. VII.

LA PHYSIQUE PARISIENNE AU XIVe SIECLE

mobile, au contraire, changent de lieu ; et ce changement n’existe pas seulement pour la raison ; il a lieu pour le sujet de chaque partie. Ce que l’on considère donc en un mouvement de révolution, ce n’est pas la succession en un même lieu de corps divers pris en leur totalité ; c’est seulement la succession en un même lieu des diverses parties d’un même corps. Dès lors, à un corps animé d’un mouvement de rotation, il n’est pas nécessaire d’attribuer un lieu d’ensemble ; il suffit d’attribuer un lieu aux parties de ce corps. »

« ... Il est donc beaucoup plus convenable de dire que la huitième sphère est en un lieu par ses parties intrinsèques, que de prétendre qu elle s’y trouve par un corps central tout à fait étranger à sa propre substance. Cela s’accorde beaucoup mieux, d’ailleurs, avec l’avis d’Aristote. »

Venons à la doctrine générale de saint Thomas touchant la nature et l'immobilité du lieu.

Nous avons vu qu Aristote, en traitant cette question, avait adopté successivement deux définitions du lieu incompatibles entre elles. Il avait nommé, tout d abord, lieu d’un corps la partie de la matière environnante qui est immédiatement contiguë à ce corps ; mais le lieu ainsi défini n’est pas immobile ; afin de lui assurer l’immobilité, Aristote a déclaré alors que le lieu d’un corps était la première surface immobile environnant ce corps.

Éviter ce changement de définition, qui constitue une faute grave de la logique, a été le principal objet des efforts de plusieurs commentateurs de l Ëcole. Dans ce but, ils ont, en général, distingué deux sens du mot lieu : au premier de ces sens le lieu est mobile ; au second, il est immobile.

Une telle distinction se trouve déjà indiquée, si brièvement que la clarté en souffre, dans la Somme extrêmement concise que Robert Grosse-Tête, évêque de Lincoln, a composée sur la Physique d’Aristote.

Robert Grosse-Tête remarque 1 que le lieu d’un corps est un accident de ce corps, en sorte qu’il doit se mouvoir avec ce corps. A la difficulté ainsi soulevée, il consacre cette seule phrase : « Maté-

i. Divi Roberti Linconensis Super octo libris physicorum brevis et utilis summa; in lib. IV. — Cette somme se trouve à la lin de l’ouvrage suivant : Emptor et lector Aveto. Divi Tiiome Aquinatis In libros physicorum Aristotelis interpretatio sum et exposiiio... Colophon : ... Impressa in inclyta Venetiarum urbe per Bonetum Locatellum Bergomensem presbyterum mandato et sumptibus heredum nobilis viri domini Octaviani Scoti civis Modoetiensis Anno a nativitate Domini quarto supra millesimum quinquiesque centesimum, sexto Idus Aprilis.

LE LIEU

riellement 1 le lieu est mobile ; formellement, il est immobile. » En quoi consiste le lieu matériel, en quoi le lieu formel, l’Évêque de Lincoln ne nous le dit pas.

La lecture des réflexions de saint Thomas 2 va nous l’apprendre.

On peut tout d’abord nommer lieu d’un corps la partie, immédiatement contiguë à ce corps, de la matière qui l’environne. Ce lieu-là, en tant qu’il est formé de telle ou telle matière, est mobile ; le corps considéré était environné de tel air ou de telle eau ; un peu plus tard, l’air ou l’eau qui l’entourent ont pu changer.

A côté du lieu ainsi compris, qui est mobile, nous devons considérer un autre lieu ; ce dernier est borné par les mêmes parties extrêmes des corps ambiants qui servent à délimiter le premier ; mais il consiste en une certaine relation entre ces parties ultimes des corps ambiants et l’ensemble de la sphère céleste ; il détermine l’ordre ou la situation du corps que ces parties contiennent par rapport à l’ensemble du Ciel ou par rapport à l’Univers immobile ; ce lieu est le lieu rationnel ( ratio loci).

(( La partie ultime du contenant, en tant qu elle est formée de telle ou telle matière, n’est pas immobile. Mais en tant que l’on considère la situation qu elle occupe en la totalité du Ciel, elle ne se meut point; le corps qui vient former cette partie ultime renouvelée, comparé à l’ensemble du Ciel, a même situation relative que le corps qui la formait précédemment et qui s’est écoulé. ))

Le lieu rationnel immobile est un rapport fixe à l’ensemble du Ciel ; cet ensemble lui-même est déterminé par le corps central et par les pôles ; en sorte que l’on pourrait définir le lieu rationnel : la situation par rapport au corps central et aux pôles. « Le lieu rationnel d’un contenant quelconque provient donc du premier des contenants, du premier des logements, à savoir du Ciel. ))

Voici un exemple, suggéré par le texte même d’Aristote, qui montre bien comment toute ratio loci se tire, en dernière analyse, de la considération de l’orbite suprême. Dans le domaine des éléments graves ou légers, les différences de lieux vers le bas ou vers le haut se déterminent par comparaison au centre du Monde et à la surface concave de l’orbe de la Lune. Or, on a vu comment la fixité du corps central était exigée par le mouvement de rotation de l’orbe suprême. « Quant à la surface concave qui, de notre côté, termine l’ensemble des orbes célestes circulairement mobiles, elle est, il est vrai, animée d’un mouvement de révolution ; toute-

1. Le texte dit : naturaliter ; il faut Ure, je pense, materialiter.

2. Sancti Thomæ Aquinatis In libros phvsicorum Aristotelis exposilio; in

lib. IV, lect. VI.

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fois elle demeure immuable, en ce qu elle se tient toujours à la même distance de nous », c’est-à-dire du centre immobile.

(( Telle est la manière dont il nous faut comprendre que les parties extrêmes des corps naturels forment le lieu d'un autre corps ; elles le forment en vertu de la position relative, de l’ordre, de la situation qu elles présentent par rapport à l ensemble du corps céleste ; celui-ci, en effet, est le contenant par excellence, le principe de toute conservation et de tout logement — primum contimens, et conservons, et locans. »

Ainsi s’exprime saint Thomas en un opuscule Sur la nature du lieu 1. La même phrase se trouvait déjà en ses Commentaires à la Physique d’Aristote ; il y manquait seulement un mot que nous lisons ici, le mot conservons. La présence de ce mot dans le passage que nous venons de citer n’est point chose fortuite et de peu d importance ; elle y porte la marque des théories qui distinguent l’opuscule Sur la nature du lieu d’avec le Commentaire à la Physique : et ces théories méritent que nous nous y arrêtions un instant ; elles portent en germe, en effet, plusieurs des doctrines que professeront Duns Scot et ses disciples.

Il paraît bien démontré, d’ailleurs, que l’opuscule De natura loci n’est pas de 'Thomas d’Aquin 2, qu’il doit être rangé parmi les nombreux traités apocryphes qui ont été, au cours des âges, mis sur le compte du Doctor communis. Toutefois, nous lanalyserons ici, car il nous paraît dû à quelque disciple immédiat ou très proche de Thomas d’Aquin, en sorte qu’il semble propre, en certaines circonstances à élucider la pensée de ce docteur.

Voici la doctrine qui est développée en cet opuscule :

Le lieu d’un corps est la partie extrême du contenant (ultimum continentis) ; quelle différence y a-t-il donc entre le lieu et la surface du contenant P La surface est la limite du contenant considérée d’une manière intrinsèque à ce corps ; elle devient le lieu lorsqu’on la considère d’une manière extrinsèque, non plus comme la borne du corps contenant auquel elle appartient, mais comme la frontière du corps contenu qu elle entoure. La surface du contenant et le lieu sont matériellement la même chose, à savoir l’extrémité du contenant ; les caractères qui les différencient sont purement formels.

Ce caractère formel, extrinsèque au contenant, sur lequel la partie extrême du contenant devient le lieu du corps contenu, ne

1. Sancti Thomæ Aquixatis Opuscula; Opusc. Lit : De natura loci.

2. P. Mandonxet, Des écrits authentiques de Saint Thomas d'Aquin (Revue thomiste, 1909-1910).

LE LIEU

consiste pas seulement à envelopper ce corps ; il implique aussi une certaine aptitude à conserver ce corps ; le lieu ne contient pas seulement, il conserve.

Cette vertu conservatrice du lieu explique pourquoi sa raison (ratio loci), d’où découle sa permanence, consiste en la situation qu’il occupe par rapport au Ciel ; en effet, parmi les corps susceptibles de génération et de corruption, aucune matière ne peut être douée de lafpropriété de conserver une autre portion de matière, si elle ne la tient du Ciel ; et cette vertu ou cette influence qu elle reçoit du Ciel dépend de sa distance à ce corps et de sa situation par rapport à lui. Voilà pourquoi, en tout contenant, le lieu rationnel s’obtient par comparaison avec l’orbite suprême qui est, dès lors, le primum locans, le corps qui loge tous les autres.

L’opuscule Sur la nature du lieu se termine par un article ainsi intitulé : De quelle manière la dernière sphère se trouve en un lieu.

Au sujet de cette question, l’auteur reproduit d’abord la solution que Thomas d Aquin avait donnée dans son Commentaire à la Physique d'Aristote. A cette solution, il adresse une objection qui était également formulée dans ce Commentaire : L’existence actuelle et le mouvement conviennent au tout et non pas à ses parties ; or, la manière dont un corps doit être en un lieu dépend de la manière dont il est en mouvement ; il faut donc qu’un corps soit en un lieu par son tout et non par ses parties.

Cette objection recevait, dans le Commentaire , la réponse suivante : Les parties de l’orbite suprême n’existent pas en acte, mais elles existent en puissance ; de même, elles ne sont pas actuellement en un lieu, mais elles y sont en puissance ; que l’on distingue une partie du reste de l’orbite, elle se trouvera en la totalité de cet orbite comme en un lieu ; ainsi, la dernière sphère se trouve en un lieu accidentel par ses parties, qui sont elles-mêmes logées en puissance ; cette manière d’être en un lieu suffit au mouvement de révolution.

Non seulement saint Thomas trouve cette réponse concluante, mais elle lui paraît mettre en évidence une harmonieuse gradation parmi les êtres.

Hors de l’orbite suprême il n’y a, selon l’enseignement d’Aristote, que des substances dénuées de lieu et essentiellement immobiles. A l’intérieur de la huitième sphère, sont des corps dont chacun est en un lieu en totalité et d’une manière actuelle ; ces corps-ià se meuvent ou peuvent se mouvoir par le transport total de leur substance d’un lieu dans un autre. Entre ces deux sortes d’êtres se trouve la sphère suprême ; celle-ci n’est point en un lieu

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selon sa totalité, mais par ses parties ; ces parties elles-mêmes n’ont pas un lieu actuel, mais un lieu potentiel ; aussi cet orbe ne peut-il éprouver de déplacement d ensemble ; le mouvement de révolution est le seul qui lui convienne.

La réponse qu’a suggérée cette vue, le Pseudo-Thomas la répète en son opuscule ; mais, sans doute, elle ne lui semble plus capable de lever l’objection qui l’avait provoquée, car, tout aussitôt, il la fait suivre de cette phrase : a Si nous voulais garder la part de vérité que renferme cette opinion, il nous faut dire que le dernier ciel n’est pas en un lieu purement et simplement, mais qu’il y est par accident, en ce qu’il entoure son lieu. »

Voilà donc, par un singulier revirement de pensée, Saint Thomas d’Aquin rallié à la théorie d’Averroès, qu’il avait qualifiée de ridicule ! Cela seul suffirait à dénoncer le caractère apogryphe de l’opuscule De naturel loci.

A l’appui d ecette théorie, l’auteur développe des considérations où l’influence d’Ibn Badjâ, influence qu’il avoue d’ailleurs, se marque mieux encore qu elle ne se marquait en la doctrine authentique de Thomas d’Aquin.

Tout corps qui se trouve naturellement en repos est en un certain lieu ; en effet, pour qu’il soit naturellement en repos, il faut qu’il soit entouré de corps qui conviennent à sa nature ; ayant un contenant, il a un lieu.

Au contraire, il peut arriver qu’un corps en mouvement naturel n’ait pas de lieu ; à cet égard, une distinction est nécessaire.

Il y a des corps dont le mouvement naturel a pour objet de maintenir l'existence et d’accroître la perfection. Ces corps-là se meuvent vers les corps qui conviennent à leur nature et qui leur offriront un lieu naturel, parce qu’il sont actuellement entourés de corps qui répugnent à leur nature ; lors donc que ces corps se meuvent, ils sont en un contenant, partant en un lieu.

D’autres corps ne se meuvent point en vue de leur existence ni de leur perfection ; ils sont mus par une intelligence, et leur mouvement a pour objet de développer la causalité de la Cause première ; ces corps-là sont les orbes célestes ; pour qu’ils se meuvent, il n’est point nécessaire qu’ils soient environnés de corps contraires à leur nature, ni qu’ils aspirent à un contenant conforme à leur nature ; ils n’ont pas besoin de lieu.

En d’autres termes, le lieu, nous l’avons vu, ne contient pas seulement le corps logé ; il exerce à son égard une action de conservation. Les éléments et les composés périssables ont besoin d’être conservés ; il leur faut un lieu. Les corps célestes sont impé-

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rissables ; ils n’ont pas à être conservés ; ils n’ont que faire d’un lieu.

Une difficulté se présente ici. Ce qui vient d’être dit n’est pas vrai seulement de la sphère suprême, mais de tous les orbes célestes ; aucun d’eux n’a besoin d’un lieu ; cependant, sauf le dernier orbe, tous ont un contenant et, partant, sont en un lieu.

On peut, en effet, dire que les orbes inférieurs sont en un lieu, mais à la condition de ne pas donner à ces mots le sens qu’on leur donne lorsqu’il s’agit des éléments corruptibles et de leurs combinaisons. Le lieu de ces derniers corps ne les contient pas seulement, mais encore il les conserve ; le lieu des orbes inférieurs les contient sans les conserver \

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