Bibliothèque Nationale, fonds latin, ms
vo — Le catalogue sommaire, édité par les ou...=. . - — —7 1
par erreur: Campant epislola ad Clenientem IV (Inventaire des manuscrits latins conservés à ta Bibliothèque Nationale sous les nos 8823-1 8.8/3 ; Pans,
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cit.
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L ASTRONOMIE DES SÉCULIERS
Campanus nous trace 1 un intéressant tableau des repas donnés par ce pontife.
Au « vénérable collège de ses chapelains », le pape fait servir, tout d’abord, une nourriture abondante ( fecundæ dapes). Puis, aux convives assis à ses pieds, il propose un tournoi philosophique ; un problème est mis en discussion ; deux partis entrent 'vaillamment en lutte ; « 1 agresseur presse fortement son adversaire en lui lançant les traits des arguments ; l’adversaire lui oppose courageusement les boucliers des réponses ». Enfin, réunissant les raisons données de part et d’autre, le pape ordonne à ceux qui l’entourent de définir la solution que la Philosophie impose au débat. « Ainsi, ajoute naïvement Campanus, ceux qui font profession de Philosophie trouvent à votre table bénie de quoi se iefaire et le \ entre et 1 esprit — Habent itac/ue philosophiam professi de vestre tnense benedictione quo venir em reficiant et quo ment em ».
Abu de marquer sa reconnaissance au pape qui a bien voulu 1 admettre à ces agapes, Campanus lui fait humblement hommage d’un ouvrage qu’il a composé.
Mais que la dent des envieux n’aille pas déchirer ce don de sa pauvreté : 2 « A l’occasion des imaginations nouvelles que je décris ci-dessous, si quelqu’un me voulait mordre, il lui faudrait tout d abord mordre Ptolémée au sujet des démonstrations qu’il a données. Mes imaginations, qu’on trouvera ici, sont étroitement apparentées à scs démonstrations ; elles en sont comme les propres conclusions ; ce qu’on trouvera ici n’est que sous forme d image , mais on n y trouvera rien qui, là, ne soit démontré. Mes imaginations ont donc pour solides fondements les démonstrations irréfragables du musicien Ptolémée (Hec igitur sunl super irrefragabiles demonslralionca mu ski Ptholomci fundameataliter i solidata ) ».
La lettre de Campanus se termine par cette phrase : « Deinceps vero quale sit islud munus qualcmquc cernenlibus utililalem parta rial est dicendum ».
Cette phrase nous marque assez que, de l’épltrc dédicatoire adressée à Urbain IV, nous ne possédons qu’un fragment. Ce qu’était l’ouvrage offert par Campanus, l’auteur allait nous le dire. Tout ce que nous en pouvons deviner aujourd’hui, c’est qu’il commentait, à l’aide de représentations et de figures, quelque partie du traité de Musique de Ptolémée. Nous ne croyons pas, d'ail-