‹ Le système du mondeChapitre 87 sur 243 · A. Clerval, Op. laud., p · texte numérisé non relu

A. Clerval, Op. laud., p

l’astronomie LATINE AU MOYEN AGE

raisons pour lesquelles Wtistenfeld 1 attribue à Rodolphe de Bruges la traduction du Planisphère.

On possède également 2 la lettre par laquelle Hermann envoie à Bernard Silvestrc la traduction d’un traite sur l’Astrolabe ; or cette traduction semble encore être l’oeuvre de Rodolphe de Bruges.

Il Vagit, selon Wtistenfeld3 4, d’un écrit d’Aboul Gaslm Maslama, dont le texte arabe est, encore aujourd’hui, partiellement conservé à la Bibliothèque de l’Escurial. La traduction latine, que beaucoup de manuscrits intitulent simplement : De astrolabii descriptione et usu, porte, dans une copie conservée au British Muséum, ce titre plus complet : Descriptio cujusdam instrument* , eu jus usus est in metiendis stellarum cursihus, per Rodolfurn Brugensern , Hermanni secundi discipulum.

C’est également à Bernard Silvestre qu'Hermann envoya un écrit, traduit de l’Arabe, dont l’Écolàtre chartrain fit une sorte de paraphrase 5 intitulée Experimentarius Bernardi Silvestris. « Ce n’est pas que je l’aie inventé, disait Bernard, mais je l’ai fidèlement interprété de l’Arabe en Latin » ; en réalité, il n’avait interprété qu’une traduction.

Parmi les traités traduits de l’Arabe en Latin par Hermann le Second, il nous faut mentionner encore un ouvrage d’ Astrologie dont l’influence sera très grande pendant toute la durée du Moyen Age ; noüs voulons parler du Grand livre de /’ Introduction à l'Astronomie ( Kithâb al mudkal ilâ Uni ahkâm an nugûm ) composé par Abou Masar, que les Latins ont appelé Albumasar.

Parmi les nombreux écrits d’Astrologie judiciaire qu’Abou Masar avait composés, il en est trois au moins qui vinrent à la connaissance de la Scolastique latine ; ce sont les Flores Astrologiæt le traité De magnis conjunctionibus, annorum revolutionibus, ac eoruni profectionibus ; enfin Vlnlroductorium in Astronomiam 6 qui doit, un instant, retenir notre attention.

1. Wüste.neeld, Die Uebersetzunyen arabi.se/ier Werke ni (las Lateinische (Abhandlungen der K. Gesellschaft der Wissenschaften zu Gôttingcn, 1877, pp. 5o seqq.).

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