‹ Le système judiciaire de la Grande Bretagne (volume 2)Chapitre 144 sur 441 · Audience du 31 janvier 1889. Curtis v. Stoven · texte numérisé non relu

Audience du 31 janvier 1889. Curtis v. Stoven

LES COURS LOCALES 227

N'est-ce pas ici le cas de rappeler cette boutade de lord Brougham 1 : « Le législateur ressemble, non pas à une personne extravagante qui oublie, dans sa vieillesse, les événements récents, ne se souvenant plus, après un jour ou après une heure, de ce qu'elle a dit le jour ou l'heure d'avant, mais à. une personne qui, étant dans le dernier degré d'imbécillité, oublie, à la fin de ses phrases, ce qu'elle a dit au commencement. »

Quoi qu'il en soit, il est certain que les cours de comté rendent d'importants services aux plaideurs peu aisés et. qu'elles mettent la justice à la portée de tous. Il est probable que leurs attributions seront encore étendues, quoique cette réforme rencontre une résistance considérable de la part de ceux dont elle léserait les intérêts, et notamment du barreau.

Les jugements des cours de comté peuvent être déférés à la haute Cour. C'est une chambre divisionnaire de la section du Banc de la Reine qui statue sur ces appels. Les juges devant lesquels ils sont portés peuvent ou les rejeter, ou les admettre et juger au fond, ou renvoyer l'affaire devant la cour de comté, avec invitation de l'examiner, à nouveau, dans les conditions indiquées.

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