Voir notamment Evelyns diary
5. — On lit dans le Journal d'un avocat, qui était probablement John Manningham : « Jour de la Chandeleur, 2 février 1601 : A notre fête, nous avons eu une pièce nommée la Douzième nuit. » La Comedy of er~ rors fut jouée à Gray's inn, en 1594.
LES HOTELS DE COUR
Les plaisirs étaient obligatoires et ceux qui refusaient d'y prendre part étaient suspendus et menacés de châtiments plus sérieux, en cas de récidive l. 11 y avait un magister jocoram, revellorum et mascorum chargé de jes organiser. Pendant la fête même, chacun devait obéissance au Lord of misrule ou King of cockneys nommé pour la circonstance2.
La République abolit ces réjouissances que l'austère Cromwell considérait comme « les pompes mêmes du diable » ; mais la coutume fut rétablie, après la restauration des Stuarts, et elle continua jusqu'au xvme siècle. Les dernières dont ont ait gardé le souvenir avaient eu lieu, en 1734, au Temple, et le Master y avait joué le rôle de Seigneur du tumulte, conformément à l'ancien usage 3. Depuis lors, la tradition avait été abandonnée, mais, en 1887, à l'occasion du jubilé de la reine Victoria, Gray's inn a célébré, avec autant de gaîté que de succès, un de ses anciens masks ; et il n'est pas impossible que Ton reprenne les bonnes habitudes d'autrefois.
1. — Pondant la sixième année du règne de Jacques Ier. les under barristers furent suspendus, pour avoir scandalisé le barreau en ne dansant pas, le jour de la Chandeleur, conformément à l'ancienne coutume, et on les menaça, en cas de récidive, d'une amende et même de l'expulsion définitive. On trouvera de curieux détails sur ces fêtes dans l'ouvrage d'Herbert sur les inns of court , p. 315.
2. — Letters and despatebes of Thomas Earl of Strafford, S janvier 4633. (Lettre de Garrard à Strafford.)
3. — Voir Gérard Leig, Accedeuce of armories (1615). Peareo dit que la dernière fête eut lieu au Temple intérieur en 1733, à l'occasion de la nomination de Talbot, comme lord Chancelier.
4. — Le mask des fleurs, joué en 1613 et modernisé par M. A.-W. A'Beckett.
L'ENSEIGNEMENT DU DROIT