I, EUR ORGANISATION ACTUELLE
trouvant, disent-ils, qu'ils ont assez parlé pendant la journée, renoncent généralement aux discours après dîner; ils inscrivent, sur les invitations, la formule : no speeches, etles toastssont portés en un seul mot : Queen, Prince of Wales et domus. Grai/s inn lui-même oublie les anciens usages et lorsque, à la fin du repas, on fait circuler la coupe d'amour, le trésorier ne propose plus, comme jadis, de boire à la « bonne, gracieuse et pieuse Reine Elisabeth ».
Après la nourriture du corps, celle de l'âme : chacun des hôtels de cour possède une chapelle, à laquelle sont attachés des ministres et des prêcheurs, qui sont choisis par les benchers, à l'exception du supérieur ou maître du temple, qui est nommé par lettres patentes de la Couronne 4. Le culte y est célébré avec toute la pompe que permet la liturgie de l'église anglicane et la beauté des chants peut, à elle seule, constituer un attrait. Il n'est pas nécessaire de dire que les anciens règlements sur l'assistance aux offices et sur la participation aux sacrements sont aujourd'hui abolis et que la présence aux exercices du culte est purement facultative.
Les instruments de travail sont fournis par les bibliothèques; chacun des hôtels possède la sienne. Les emplacements sont vastes, mais ils sont heureusement coupés par de nombreuses cloisons garnies de livres, qui forment une série de pièces de dimensions res-
!. — Une ordonnance du 15 novembre 1598 porte que les aumôniers ne doivent pas être mariés, « parce que avoir une femme est une affaire gênante et troublante, car les maris sont disposés à étudier les désirs de leurs femmes ou de leurs mai tresses, et aucun homme ne peut servir deux maîtres ». (Milmau, Armais of Saint-Paul, 142.)
LES HOTELS DE COUR
treintes, dans lesquelles les travailleurs peuvent s'isoler; à peine est-il besoin d'ajouter qu'elles sont large ment pourvues de tous les ouvrages anglais et étrangers nécessaires aux jurisconsultes1.