‹ Le système judiciaire de la Grande Bretagne (volume 2)Chapitre 265 sur 441 · TRAITEMENTS DES JUGES · texte numérisé non relu

TRAITEMENTS DES JUGES

affaires ou ses plaisirs. La plupart d'entre eux vont directement au club de l'Atàenœum, où ils lisent les journaux du soir, les livres nouveaux, la dernière revue: parfois même, ils se laissent aller à fermer les yeux. Après avoir pris la tasse de thé 'de cinq heures, ils se retirent et rentrent chez eux, afin de s'habiller pour le dîner et la soirée.

Mais, demandera-t-on peut-être, quand les juges travaillent-ils? Quand donc trouvent-ils le temps de rédiger leurs arrêts? Sans vouloir trop généraliser mon observation, et sans oublier que cette règle souffre de notables exceptions, je crois pouvoir dire que les juges travaillent peu, en dehors de l'audience. Quant aux arrêts, ils ne les rédigent pas du tout. Lorsqu'une affaire est importante ou compliquée, ils rendent ce qu'ils appellent un jugement écrit, mais., en dehors de ces cas exceptionnels, ils se bornent à indiquer verbalement les motifs de leur décision; la sténographie recueille leurs paroles, auxquelles un agent des services administratifs de la Cour donne la forme d'un arrêt.

En réalité, les magistrats ne s'inquiètent pas de la façon dont sont formulés ces importants documents, ni de savoir qui les rédige ; c'est même avec surprise que le lord chef justicier d'Angleterre a découvert, dans une enquête récente, comment il arrive souvent que ce soin incombe à des commis d'ordre inférieur l.

Il n'en est pas moins vrai que les fonctions de juge sont fatigantes et que, pendant les termes, les six audiences d'une semaine constituent une lourde occupation.

i. — Sur ce point, voir ci -après, p. 427.

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