‹ Le système judiciaire de la Grande Bretagne (volume 2)Chapitre 32 sur 441 · Rot. pari., III · texte numérisé non relu

Rot. pari., III

CONTROLE DU PARLEMENT

mer cet abus 4, mais, en 1393, les plaintes recommencent et le Roi promet encore de faire observer la loi 2.

Il est impossible d'énumérer les tentatives faites par les Communes, avec une infatigable persévérance, pour mettre un terme aux scandales de toute nature, qui déshonoraient l'administration de la justice. Les jugements étaient indéfiniment retardés, sur la demande du Roi ou des nobles qui, non contents de soutenir leurs vassaux, prêtaient leur appui à tous ceux qui étaient assez riches pour l'acheter 3. La loi était impuissante contre ces iniquités. Les juges eux-mêmes acceptaient des sommes d'argent ou des vêtements offerts par les seigneurs et le Roi ne refusait pas de porterie costume que lui donnait le duc de Lancastre 4. a Les juges d'assise, dit Stubbs, pouvaient siéger dans leurs propres comtés où ils étaient si intimement alliés aux grands qu'il est impossible de parler en termes honnêtes ou décents des abus qui se produisaient. » Un statut de 1384 fît cesser ce scandale 5. Les appels donnaient lieu à un abus non moins criant : ils étaient soumis au juge même qui avait rendu l'arrêt attaqué.

Les Anglais du moyen âge étaient un peuple très processif, qualité — ou défaut — qui leur venait probablement des Normands. Les procès étaient fort coûteux et les plaideurs trouvaient souvent plus commode de charger un puissant baron de soutenir leur demande, en lui abandonnant une partie du profit. ÉdouardIer avait essayé

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