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LES PARTICULIERS ET LES ASSOCIATIONS

Il en est autrcmcnl chez nos voisins. Là, ce qui est l'affaire de tous est l'affaire de chacun. Si l'on diffame l'église ou une corporation, tout membre du clergé ou de la compagnie peut poursuivre. Si l'on attaque les petits, les humbles, les faibles, ceux mômes quin'ontpas forme humaine, des associations volontaires se chargent d'exercer des poursuites contre les coupables.

Il est impossible d'énumérer les sociétés dues à l'initiative privée et soutenues par des cotisations individuelles, qui se vouent à la tâche de défendre ceux qui sont incapables de défense. Il faudrait dresser une longue liste, en commençant parla société pour la protection des femmes et des enfants l, pour finir par la société protectrice des animaux. Encore ne serait-ce pas tout: à côté des associations volontaires, qui s'occupent de poursuivre les auteurs d'actes de violence, de brutalité ou même de négligence, il en est d'autres2

qué, on termes généraux, la franc-maçonnerie. Je ne me permettrai pas de reproduire les termes dans lesquels les journaux anglais ont apprécié ce monument de notre jurisprudence.

1 . — La société pour la protection des femmes et des enfants a été fondée en 1857. « Son but est d'exercer des poursuites dans les cas de cruauté, d'outrages, de violences excessives contre les femmes et les enfants, de donner des avis et quelquefois, dans des cas particulièrement graves, de fournir des secours aux femmes qui ont été cruellement traitées et de placer dans des asiles les enfants dont les parents sont indignes. » (Art. 2 des statuts.) Elle se compose de membres qui paient une souscription de douze francs cinquante centimes par an et d'administrateurs qui versent annuellement cinquante francs. Elle est administrée par un conseil de neuf membres élus par les administrateurs (governors).

2. — Par exemple, la société centrale de vigilance pour la répression de l'immoralité surveille les maisons suspectes, les boutiques où se vendent des livres immoraux ou des images obscènes. D'après le dernier compte-rendu, ses recettes annuelles s'élèvent àplus deonze millefrancs. Son action s'exerce surtout dans les quartiers où il n'existe pas de comités locaux.

LES AGENTS DES POURSUITES

qui ont pour objet spécial de veiller aux intérêts moraux ; tantôt ce sont des comités locaux, tantôt des associations centrales qui font poursuivre les tenanciers des maisons de débauche, les auteurs de publications immorales et d'images obscènes, ceux qui organisent des loteries ou des jeux de hasard, etc.

Là ne s'arrête pas la liste des personnes ou des autorités qui ont ou qui se donnent la mission d'exercer des poursuites : il me reste à parler de l'organisation la plus complète et la plus importante : j'ai nommé la police.

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