‹ Le système judiciaire de la Grande Bretagne (volume 2)Chapitre 425 sur 441 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

LES SHERIFFS

tèmc féodal semblable à ceux du continent1. Pendant un siècle, le pouvoir des sbériffs fut considérable et ils en abusèrent de toute façon. Les eboses allèrent si loin qu'en 1170 Henry II révoqua simullanément tous les sbériffs et les remplaça par des agents de l'Échiquier. L'un des premiers actes de Ricbard IPr fut de changer le personnel et, bientôt après, le Roi mit aux enchères les titres de sbériffs des principaux comtés 2. La Grande Cbarte, à son tour, essaya de réprimer les abus des sbériffs et de diminuer leur influence, mais ce fut sans succès.

Au xme siècle encore, le sbériff est le président de la cour de comté ; c'est à lui que le writ royal ordonne de la convoquer et c'est lui qui répond aux questions posées par le writ. Quoiqu'il ne perçoive plus les impôts extraordinaires, il reçoit encore le scutage et certains autres droits et il possède, ou, du moins, il exerce le droit de frapper d'amende ceux qui ne se rendent pas à ses convocations. Aussi le droit de nommer cet imporportant personnage est-il vivement disputé ; les barons et les cours de comté essaient successivement de s'emparer de ce privilège. Les Provisions oV Oxford limitèrent aune année la durée des fonctions de sbériff3, mais elles n'allèrent pas jusqu'à interdire de les conférer de nouveau à la môme personne, de sorte que cette clause eut. en réalité, peu d'importance. En 1259, il est décide que la nomination sera faite par les barons de l'Échi-

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