Slatutes of the realm, I
3. — Il y avait quelques comtés dans ce cas, notamment celui de Westmoreland, où les fonctions de shériff sont restées héréditaires jusqu'en 1849, dans la famille des comtes de Thanet. Dans le Lancashire (duché et comté palatin), le sous-shérilî, entendu dans l'enquête de 1888, disait: « On ne sait pas comment le shériff est nommé. » (Evidence G13.) En fait, il est nommé par le chancelier du duché de Lancastro.
4. — Le responce fuist ti.ell qu'il serroit trop préjudiciel au Roi et a sa Corone d'estre einsi restreint. (Rot. pari., III, 201.)
(500 LES SIIÉR1FFS
Ainsi qu'on l'a vu, le shériff représentait jadis, dans le comté, l'autorité de la Couronne ; il était responsable de la paix du Souverain, de la garde des criminels et de l'exécution des arrêts de la justice; il avait le droit et le devoir de requérir la force publique, pour assurer la tranquillité intérieure et d'organiser, au besoin, la défense du territoire contre tout ennemi. Il rendait la justice dans les cours locales ; enfin, dans son ressort, il était une sorte de cbancelier de l'Échiquier l; il recueillait tous les biens confisqués au profit de la Couronne et percevait la plus grande partie des taxes, telles qu'escuages, aides, tailles, etc. Il avait soin, d'ailleurs, de se payer tout d'abord de ses peines, qu'il estimait très haut, et il versait le surplus àl'Ecbiquier. Il recevait le Souverain et les juges, ses représentants, lorsqu'ils se rendaient dans le comté.
La plupart, pour ne pas dire la presque totalité, des fonctions jadis exercées par les shérifts ont successivement disparu; l'organisation des cours de justice, de l'administration des finances, de l'armée régulière et de la police ont enlevé à ces fonctionnaires toute occupation sérieuse, on pourrait dire, toute raison d'être, si l'on ne considérait pas comme un motif suffisant le respect des vieilles traditions.