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LES SHÉRIFFS
La séance étant ouverte, le remembrancer de la Reine, qui est le doyen des maîtres de la Cour suprême, appelle les noms qui se trouvent sur la liste de l'année courante, en y comprenant celui du shérifï actuellement en fonctions. Il prend successivement chacun des comtés, en suivant l'ordre alphabétique, et il dit : « le premier inscrit est actuellement en fonctions , il faut un nom. » Le plus ancien des juges, avant présidé les assises d'été dans le comté, indique alors l'un des noms qui lui ont été fournis, lors de sa tournée, par le shérifï, et le secrétaire du Conseil prive donne, s'il y a lieu, connaissance des excuses présentées par le candidat.
Le nombre de ces excuses est assez considérable; dans une enquête récente, on constatait qu'en douze années, de 1876 à 1888, il s'ost élevé au chiffre de 3 \ '2. sur 998 présentat ions. Le motif le plus fréquemment invoqué est que l'on ne possède aucune propriété dans le comté, que l'on a déjà été shériff *, que l'on remplit une fonction publique, etc., etc.: près de cent personnes se sont excusées à cause de leur manque de ressources, beaucoup d'autres à raison du mauvais état de leur sank. du nombre de leurs enfants, etc. -.
La cour décide s'il «y a lieu d'agréer ou non les excuses et elle ordonne, en conséquence, que le nom soit maintenu, rayé ou placé à un rang- plus éloigné. Lorsque
1. — Toute personne ayant exercé les fonctions de shériff est dispensée par la loi de les remplir de nouveau pendant une période de trois ans. (Acte 1, Richard II, ch. 11.)
2. — Au mois de novembre 1886, un habitant du comté d'Ani^lesey porté sur la liste s'excusait en disant: j'ai neuf enfants et moins de six mille trois cents francs de revenus.