GOG
LES SHÉRIFFS
voiture ou à cheval et ia foule formait, sur la roule, une longue ligne jusqu'au 'point marquant la limite de la juridiction : c'était un jour de fête, les cloches sonnaient, la ville était pleine de javelymen. Autres temps, autres mœurs !
Depuis la création des chemins de fer, les longues processions ont pris fin et, depuis l'organisation de la police, les yeomen cessent de se montrer. Dans leLaucashirememe, le shériff ne faitatteler que deux chevaux aux voitures ; il est vrai qu'il fournit une escorte de douze javelymen et de douze hallebardiers. mais, dans la plupart des comtés, les javelymen sont supprimés. Copendant, certains juges sont encore très exigeants. Quelques-uns veulent que les shérifls soient en uniforme et qu'ils viennent les attendre à la station du chemin de fer. En outre, depuis qu'il y a souvent un seul juge par circuit, les magistrats se font volontiers accompagner par leurs femmes et même par d'autres memhres de leur famille, et le shériff doit loger et voiturer tout ce monde. Si le magistrat n'est pas satisfait de la réception, il met le shériff à l'amende *.
Non seulement le shériff doit pourvoir au logement, aux accessoires et aux voitures de gala, mais encore il est tenu de fournir un chapelain ; c'est une faible dépense, car il choisit généralement le elergyman de sa paroisse et il se contente de lui payer six cents francs pour sa rohe de cérémonie. Le Révérend doit être auprès du juge pendant tout le temps des audiences criminelles. Lorsque le magistrat prononce une condamnation à mort, le chapelain se lève et répond gravement