‹ Le système judiciaire de la Grande Bretagne (volume 2)Chapitre 434 sur 441 · LES S II ÉRIFFS DES CITÉS · texte numérisé non relu

LES S II ÉRIFFS DES CITÉS

réforme se préparc : déjà, aux assises d'été do 1890, le haut shériff du comté de Berks a résolu de ne rien dépenser au delà des sommes allouées par la Trésorerie. Il a offert au juge un simple landau, avec un seul domestique sur le siège, il n'a donné ni gratification au maître d'hôtel, ni bière aux domestiques, il a supprimé les fournitures de bureau et l'absurde document dit nomina ministrorum. Son exemple sera probablement suivi et que la Chambre des communes adopte, ou non, le bill déjà voté par la Chambre des lords sur la proposition de lord Camperdown, pour limiter les dépenses des shériffs, il est probable que les beaux jours des tournées d'assises sont passés à jamais.

La question d'argent n'est pas le seul ennui de la position du shériff ; si son rôle véritable consiste à peu près exclusivement à escorter les juges, il est censé remplir de nombreuses fonctions qui sont , en fait, exécutées en son nom, sans même qu'il s'en doute. Dans l'enquête de 1888, l'un d'eux disait: « Je ne vois pas du tout à quoi peut servir le shériff, si ce n'est à la parade; il est absolument inutile, il n'est pas une seule des fonctions de sa charge qu'il puisse remplir personnellement. Quoique shériff moi-même, je ne sais absolument rien du tout de ce que peuvent être ces fonctions l. »

C'est qu'en effet, comme on va le voir, le shériff est responsable de tout, mais c'est le sous-shériff qui fait, en réalité, toute la besogne.

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