‹ Le système judiciaire de la Grande Bretagne (volume 2)Chapitre 435 sur 441 · III.- LES SHÉRIFFS DES CITÉS ET DES BOURGS · texte numérisé non relu

III.- LES SHÉRIFFS DES CITÉS ET DES BOURGS

Les bourgs, au moyen-âge. avaient grand'peur «les shériffs et désiraient naturellement se soustraire à leurs exactions. Les Souverains, toujours à court d'argent, consentirent parfois à leur vendre le privilège d'avoir un sbériff spécial et d'être dispensés des visites du shériff du comté.

La Cité de Londres fut la première à laquelle fut accordée une concession de ce genre; Henri I* r lui conféra, par une charte *,lc droit d'avoir un shériff spécial <it de le nommer. Bien plus, le Roi consentit, moyennant le paiement d'une rente de sept mille cinq cents francs, à lui laisser choisir le shériff du comté de Middlesex -, droit qu'elle a effectivement exercé jusqu'en 1889.

La Cité obtint ensuite la faveur exceptionnelle d'avoir deux sbériffs. L'élection de ces fonctionnaires a toujours lieu le 24 juin. Le Lord-Maire se rend à Guildhall et il prend place sur une grande estrade, située vis-à-vis des grotesques statues de Gog et do Magog. Autour de lui, sont les sbériffs, les aldermen et autres dignitaires revêtus de leurs robes rouges ou violettes et portant des bouquets ; le crieur municipal ouvre la séance en disant : « Oyez, oyez, oyez, vous, braves gens de la livery des diverses compagnies de la Cité, convoqués à paraître ici aujourd'hui pour l'élection de deux personnes digues

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