L E S SHÉRIFFS DES CITÉS
et capables d'être shériffs de cette Cité, pour l'année suivante, approchez-vous et écoutez. Dieu sauve la Reine! »
Le recorder prend ensuite la parole, pour indiquer l'objet de la réunion, et le Lord-Maire se retire, avec son cortège, dans la salle du Conseil communal, où l'on place son épée sur un lit de roses. Les shériffs s'avancent alors sur l'estrade, avec le common serjeant, qui lit les noms proposés. L'élection alieu, àmains levées, mais chaque candidat aie droit de réclamer le scrutin.
Lorsque tout est terminé, le Lord-Maire rentre avec son cortège et le recorder annonce les noms des shériffs élus, après quoi le crieur municipal dit: a Oyez^yez, oyez, vous, braves gens de la livery des diverses compagnies de la Cité convoqués à paraître ici aujourd'hui pour l'élection, etc.. Vous pouvez partir d'ici maintenant et y revenir de nouveau lorsque vous y serez convoqués. Dieu sauve la Reine ! »
Les shériffs de Londres n'ont pas à faire de tournées d'assises, mais ils sont censés assurer le service de la Cour centrale criminelle. En fait, leurs fonctions consistent principalement à escorter le Lord-Maire, dans toutes les cérémonies qui ont lieu dans la Cité et à figurer dans une quantité de banquets, dont quelques-uns sont donnés à leurs frais. Ils sont choisis parmi les commerçants assez riches pour subvenir aux dépenses nécessaires et désireux d'obtenir un jour le premier poste de la Cité l.
Cité de ce droit, la rente se trouvait appartenir à deux vieilles dames. Le Gouvernement a généreusement remboursé auxold ladies le capital de la rente. (Voir séance delà Chambredes communes du25 j uillet 1888.)
1. — Pour être Lord-Maire de Londres, il faut être alderman et avoir été shériff de la Cité.
LES SHÉRIFFS
En dehors de Londres, vingt villes, jouissant des privilèges du comté, ont un shériff spécial. La première qui obtint ce droit fut Bristol qu'en 1373 Edouard III constitua en comté, avec un shériff élu, puis York reçut la même faveur de RichardII. en 1396. Newscastle-sur- Tyne, en 1400, Norwich, en 1403, Hull, en 1440, Southampton, en 1448, Nottingham, en 1449, Coventry, en 1451, et Cantorbéry, en 1461, furent successivement dotées du même privilège, qui fut plus tard accordé aux villes de Chester, Exeter, Gloucestcr, Lichfield, ^Vorces■ ter etPoole, et ensuite à Berwick-sur-Tweed. Carmarthen, Ilaverfordwest, Lincoln et Oxford.
Dans chacune de ces villes, l'élection du shériff est faite, le 9 novembre, parle conseil communal. Les fonctions, d'ailleurs, sont peu laborieuses ; elles consistent principalement à escorter le juge, lorsqu'il tient la cour d'assises spéciale pour le bourg l, à convoquer le jury et autres détails de ce genre.
Le Gouvernement n'accorde aucune indemnité aux shériffs des cités et des bourgs; un membre du Parlement ayant essayé, récemment, d'obtenir une allocation en leur faveur, le premierlord de la Trésorerie a refuse de rien donner à des fonctionnaires qui, étant nommés
1. — Dans les villes ayant le privilège du comté, les juges siègent d'abord dans la salle d'assises du comté, puis, lorsqu'ils ont terminé leur besogne, ils vont siéger dans un autre local, pour tenir les assises du bourg. Dans quelques localités, les juges tiennent les assises du comté dans une ville et ils vont ensuite dans un autre bourg du même comté ayant droit à une cour d'assises; quelquefois même, un bourg n'est pas compris dans le circuit du comté dontilfait partie. Dans le Gloueeslershirc, par exemple, les assises du comté sont tenues à Gloueester par le juge du circuit d'Oxford, celles de la cité de Bristol sont tenues par les juges du circuit de l'ouest.
LES SOUS-SHÉRIFFS
par les autorites municipales, ne sont pas des agents du Gouvernement .