‹ Le système judiciaire de la Grande Bretagne (volume 2)Chapitre 68 sur 441 · Asser, Life of Alfred, p · texte numérisé non relu

Asser, Life of Alfred, p

ORIGINES DES COURS

vènement du Monarque et cesse à l'heure même où iinit le règne. Le Souverain est désormais considéré comme la source de la justice. « par conséquent, les eaux cessent de couler, quand la source est couverte par la tombe, les sièges des juges sont vacants, tous les tribunaux sont fermés 1 ».

Ce principe entraîne une double conséquence : l'une relative à la compétence des cours de justice, l'autre à la loi pénale. Tandis que les personnes placées sous le grith étaient justiciables, suivant les cas, des tribunaux locaux, des cours ecclésiastiques ou du Roi, cbacun devient justiciable du Souverain assisté du witenagemot. D'autre part, toute violation des lois constitue un coniempt 2, que l'on peut expier seulement en payant une amende spéciale dite oferhyrnesse, au profit du Souverain législateur et juge, dontla majesté a été outragée 3. Tout crime est une offense au Monarque et la loi écrite intervient pour en déterminer le châtiment4. Les actes les plus légers peuvent être pardonnés moyennant le paiement, à la victime, d'une compensation nommée bt^ et d'une somme égale au Roi5. Les faits plus graves sont punis de mise hors la loi ; le coupable est un ennemi public, n'ayant plus droit à la protection du Souverain ; chacun peut en tirer vengeance et nul ne peut, sans délit, lui accorder l'hospitalité jusqu'au

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