‹ Le système judiciaire de la Grande BretagneChapitre 104 sur 481 · Acte 21 et 22, Victoria, ch · texte numérisé non relu

Acte 21 et 22, Victoria, ch

PROCÉDURE DES DIVORCES

éprouve de mauvais traitements, les injures graves et publiques, les menaces, etc. L'abandon, sans motif sérieux, prolongé pendant deux années constitue également un cas de séparation *.

Le divorce peut être demandé par le mari, dans le cas où sa femme est coupable d'adultère. La femme ne peut invoquer, comme cause de divorce, l'adultère de son mari, que lorsqu'il est accompagné, soit d'actes de cruauté, soit d'abandon du foyer, ou lorsqu'il est considéré comme incestueux, c'est-à-dire commis avec une personne que la loi ne permettrait pas au conjoint d'épouser, s'il devenait veuf. L'épouse a également le droit de réclamer le divorce, si son mari s'est rendu coupable d'un viol ou d'actes contre nature.

A moins que la Cour n'en ordonne autrement, le mari qui demande le divorce doit assigner le complice de sa femme, en qualité de co-respondent ; la femme qui introduit une instance doit y comprendre la complice de l'adultère de son mari comme respondent.

Non seulement la loi anglaise admet le divorce, mais encore elle rend extrêmement facile et prompte l'obtention des séparations judiciaires. En outre, la jurisprudence a restreint singulièrement les droits du mari sur une épouse qui refuse d'habiter avec lui 2. Il faut ajouter, enfin, que l'adultère n'est, en aucune façon, considéré comme un délit. L'opinion publique le regarde comme le plus aimable des péchés , tant que le mari joue le rôle de Sganarelle, comme le plus odieux, le plus

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