‹ Le système judiciaire de la Grande BretagneChapitre 175 sur 481 · Acte 7, Guillaume III, ch · texte numérisé non relu

Acte 7, Guillaume III, ch

7. — On raconte que lord Ashley avait préparé un grand discours, qu'il avait montré à plusieurs amis, mais, au moment de prendre la parole, il se trouva tellement intimidé qu'il perdit la mémoire et ne put ouvrir la bouche. On lui laissa le temps de se remettre, et il dit alors, simplement: « Si moi, qui me lève seulement pour donner monopinion sur ce oill, je me trouve si ému que je suis incapable de dire un mot de ce que je voulais dire, quelle doit être la condition d'un homme, qui doit, sans aucun secours, plaider pour sauver sa vie, alors qu'il est dominé par la crainte de la perdre. » Ces quelques mots firent une profonde impression cl la loi fut volée. (Parliamëntary hislory, vol V, p. 900.)

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les cas de trahison el de félonie et les juges se montrèrenl tellemenl hostiles à la réforme que l'autorisation fui refusée à sir W. Parkyn, parce que la loi, déjà votre, depuis quelque temps, ne devait entrer en vigueur que le lendemain '.Aussi les avocats furent-ils, pendant Longtemps, d'une extrême timidité. Dans l'affaire de Rookwood, sir 1$. Shower, défenseur de l'accusé, s'excucusail de prendre la parole, disant «qu'il était contraint de le faire et assurant qu'il n'entendait approuver ni les actes de son client, ni les principes par lesquels il prétendait les justifier, car aucune loi religieuse ou civile ne peut les permettre ni les excuser2 ».

« Un homme, disait Hawles, à propos du procès de Colledge, est arrêté et, sans savoir qui l'accuse, ni de quoi on l'accuse, il est incarcéré et séparé de tous ses parents et amis. Il ne peut avoir ni papier, ni encre... il doit tout deviner et il doit prouver son innocence, sans savoir quels témoignages s'élèvent contre lui. Que personne ne s'interpose ou ne sollicite pour lui, car celui qui interviendrait serait considéré comme un complice. L'accusé est jugé, dès qu'il paraît à l'audience. Désire-t-il un défenseur, pour une question de droit, le conseil est immédiatement désigné et doit immédiatement prendre la parole, car la cour statue incontinent... Il doit écouter tous les témoins à charge, sans pouvoir répondre de suite à chacun d'eux; pour répondre à leurs accusations, il doit attendre plusieurs heures et présenter, seul, sa défense. Nul ne peut venir en aide à sa mémoire: on appelle tous ceux qui peuvent l'accuser, on n'entend

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