‹ Le système judiciaire de la Grande BretagneChapitre 261 sur 481 · L ES .! U G E M E N T S C RI M J N KL S · texte numérisé non relu

L ES .! U G E M E N T S C RI M J N KL S

sitions, sur laquelle ils insorivenl le nom d'un avocat, auquel ils remcttenl un très faible honoraire, do sorte quo, même dans le cas où l'accusé a un défenseur, la défense csl souvent très imparfaite et consiste plutôt en ce qui traverse, au moment même, la tète du solicitor ou de l'avocal qu'en ce que l'accusé dirait lui-même, s'il savait comment s'expliquer. Quand un accusé n'a pas de défenseur, sa position est souvent pitoyable, même s'il est innocent. Un homme ignorant et sans éducation a la plus grande difficulté possible à réunir idées et à comprendre la portée des faits allégués, il n'a absolument aucune habitude d'attention soutenue ou de pensée systématique et il me semble souvent que la procédure d'un jugement, qui paraît simple à une personne sans expérience, passe devant l'esprit d'un accusé comme un songe, qu'il ne peut saisir 4. »

Bentham 2 et plusieurs de ses disciples ont soutenu la nécessité de l'interrogatoire, mais la majorité des juges anglais ne paraît pas favorable à ce retour aux anciens usages.

Quoi qu'il en soit, voici dans quel ordre se suivent les divers actes du jugement.

Quatre cas peuvent se présenter :

1er Cas. — L'accusé a un avocat et fait entendre des témoins à décharge. — L'avocat de la poursuite fait son

1. — Sir J. Stephen, Hislory of the criminal law, vol. I, ch. 42. L'auteur cite, ;i l'appui de sa thèse, plusieurs exemples frappants. Voici l'un de ces cas : Un homme est accusé d'avoir volé une bêche. Il ne se défend pas et le jury le déclare coupable. Le juge lui demande s'il a une observation à faire sur l'application de la peine. Il répond, d'un air stupide : «C'est dur d'aller en prison, quand l'homme qui m'a vendu La bêche est ici présent. » On interroge alors l'individu signalé, on reconnaît la parfaite innocence de l'accusé et on l'acquitte.

Page 1