VII. — L E RÉSUMÉ
Les débats étant clos, le juge commence son résumé [summing up).
En France, où le résumé des présidents d'assises n'était souvent qu'un nouveau réquisitoire, à .peine moins violent que celui du ministère public, on a voulu couper le mal dans la racine et l'on est allé jusqu'à supprimer entièrement cette formalité: l'on est ainsi tombé de Charybde en Scylla, et le remède est plus fâcheux peutêlre que le mal lui-même. En Angleterre, les résumés sont d'admirables modèles d'impartialité, de raison et de bon sens: non pas que le juge se dispense toujours de laisser percer ou même d'indiquer formellement son avis, lorsque cela lui semble nécessaire; mais parce que son attitude, pendant les débats, et le soin qu'il a toujours pris de tenir la balance égale entre l'accusation et la défense ne permettent pas de mettre -en doute son impartialité absolue. Dans ce résumé même, on le voit toujours jaloux de signaler ce qui peut être favorable
\. — Par exemple Mm8 Maybrick, à l'audience du 5 août 1889, des assises de Liverpool, où clic comparaissait sous l'accusation d'avoir empoisonné son mari. Malgré son exposé et la belle plaidoirie désir Ch. Russell, elle fut condamnée à mort, mais elle n'a pas été exécutée»