‹ Le système judiciaire de la Grande BretagneChapitre 285 sur 481 · Alfred; 4, Kthelstan; 4, Thorpe · texte numérisé non relu

Alfred; 4, Kthelstan; 4, Thorpe

LES LOIS PÉNALES

royaux la violation de la paix du Souverain -, enfin la résistance aux ordres légaux «les autorités régulières 3. Le parjure étail particulièrement frappé, ainsi que J'idolàtrie 4.

Puis successivement, et sous l'influence de l'Eglise, on introduisit, dans le droit pénal, des châtiments contre la sodomie, la sorcellerie, l'astrologie, les filtres amouf roux, la danse du diable et l'usage de la viande de cheval, etc. 5.

Le vol était considéré comme le crime le plus grave et il était puni d'autant plus sévèrement que le coupable était d'un plus haut rang. L'homme libre, qui commettait un vol au préjudice d'un homme libre, devait lui payer trois fois le prix de la chose dérobée et le surplus de ses biens était confisqué au profit du Roi 6; le serf était seulement condamné à payer deux fois la valeur des objets volés.

Cette sévère législation tendit constamment à s'aggraver : les lois de Wihtraed portent que, lorsqu'un homme libre est arrêté, portant sur lui l'objet volé, le Uoi peut, à volonté, le tuer, le vendre ou confisquer ses biens7, et celles d'Ina ajoutent que, lorsque la femme ou la famille du voleur ont assisté au vol, elles doivent être déedarées esclaves 8. Plus tard, on ajouta au châtiment l'amputation de la main ou du pied <J, mais Ethelstan

Page 1