Lois d'Ina, Wilkins, Leges Saxon., pp
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gislation, qui constituai! une véritable anatomie du corps humain, prévoyail Ions les cas; il y avait, un prix particulier pour chaque organe, pour chaque dent4, pour chaque doigt, pour chaque orteil ; les derniers articles portaient une pénalité de un shilling contre celui qui arrachai! un ongle de la main ou une dent, autre que [OS dents doubles, et de dix scœttas, pour chaque ongle de pied arraché. Alfred compléta le catalogue, en punissan! d'une amende de dix shillings, celui qui rasait les cheveux d'un homme, do façon à Je rendre ridicule; la pénalité s'élevait à. trente shillings, si on[le rasait en lui faisant une tonsure, et à soixante shillings, si on attachai! le patient, pendant cette opération. Le fait de raser la barbe entraînait une amende de vingt shillings 2.
L'ancienne loi saxonne semblait ne pas distinguer entre le cas où le meurtre avait été volontaire ou celui où il avait élé accidentel. Alfred introduisit certaines exceptions, pour le cas où la mort était causée par le fait d'une simple négligence : ainsi, par exemple, lorsqu'un homme était tué par la chute d'un arbre, celui qui avait causé la mort était simplement tenu de donner l'arbre à la famille du défunt 3. Plus tard, on fit un nouveau pas, et l'on adopta certains principes de la loi romaine sur les circonstances clans lesquelles l'homicide est justifié 4.
1. — Une dent de devant : six shillings ; une œillère, quatre shillings ; la première dent double : trois shillings, etc., etc.