CHAPITRE
L'EXÉCUTION DES PEINES
I. L'administration pénitentiaire. — II. La peine de mort. — lit. La servitude pénale. — IV. L'emprisonnement. — V. Les peines accessoires. — VI. Les écoles correctionnelles et industrielles.
La législation actuelle comprend quatre sortes de peines :
La mort,
La servitude pénale,
L'emprisonnement avec ou sans travail pénible (hard labour), remplacé, pour les enfants, parla détention dans une école correctionnelle ou industrielle,
L'amende.
On peut y ajouter, comme peines accessoires, la forfaiture, le fouet, la surveillance de la police et l'obligation de fournir caution de bonne conduite.
C'est à l'administration pénitentiaire qu'il incombe d'assurer l'exécution des sentences de la justice et, avant de décrire la façon dont elle traite les prévenus et les condamnés, il est intéressant d'exposer brièvement son organisation.
La peine de l'emprisonnement semble avoir existé, de
i EX] CI TION DES PEINES
tout temps, mais le plus ancien document Législatif qui en fasse nettement mention esl ['assise de Clarendon1. Non seulement il y avait de grandes prisons, mais encore lapluparl des cours axaient des prisons spéciales; celle de Warshalshea, pourla Courdu Banc île lalleine, • elle «le i'Irrf . pour La ( îour de ( lhancellerie. Les Souveverains avaient, en outre, concédé à certaines personnes la franchise d'une prison. Le droit de tenir ces lieux de véritable Inclure constituait, un sérieux profit, car ions ceux qui les administraient, ne recevant pas de traitement fixe, étaient payés au moyen des sommes qu'ils extorquaient aux prisonniers.
« La condition des prisons, au siècle dernier, était, dit Erskine -May 2, une honte pour l'État et pour la société. Elles étaient humides, sombres et malsaines; les détenus, à peine nourris de pain et d'eau, vêtus de haillons malpropres, étaient en proie à la faim, à la misère et à La lièvre des prisons. Leurs souffrances étaient accrues par Ja brutalité des geôliers et des porte-clefs, maîtres absolus de leur sort. Un semblable châtiment n'était guère moins terrible que la potence, et il était infligé <lans le même esprit de rigueur. La vengeance et la cruauté en étaient les seuls principes ; tout sentiment de charité et toute idée de régénération étaient étrangers au système. Des prisons, où les sexes, les âges et les situations diverses se trouvaient confondus, étaient des écoles de crime et d'iniquité. Le condamné corrompait
1 . « Et in singulis comitatibus ubi non sunt gaiolne fiant in burgo vr] aliquo castello régis... ad hoc ut vice comités in illis possint illos qui captî fuerint per ministros qui hoc facere soient et per servientes suos custodire. »