‹ Le système judiciaire de la Grande BretagneChapitre 310 sur 481 · Conslilulional hislory of England, vol. II, ch. xviu · texte numérisé non relu

Conslilulional hislory of England, vol. II, ch. xviu

le prévenu peut-être innocent. Les malheureux qui entraient en prison, capables de progrès moral, en sortaient perclus, endurcis, incorrigibles1. »

Mais si la peine de l'emprisonnement était un affreux supplice pour les infortunés qui n'avaient pas le moyen de satisfaire aux exorbitantes prétentions des geôliers et des gardiens, elle était relativement douce, pour les gens capables de bien payer les faveurs qu'on leur accordait. Malgré les révélations d'un procès intenté, en 1729, aux gardiens de la prison du Banc de la Reine, la situation fut peu modifiée, jusqu'en 1782; à cette époque, un acte fut voté, pour régler la discipline et l'administration des prisons 2, mais son effet fut assez restreint, de même que celui de la loi de 1784 3. C'est seulement à partir de 1823 que le législateur a fait de sérieux efforts, pour établir un système complet et satisfaisant 4.

Le service des prisons constituait naguère l'une des attributions de l'administration locale. Les juges de paix, assemblés en sessions trimestrielles ou spéciales, devaient pourvoir à l'établissement et à l'entretien des prisons des comtés et les autorités des bourgs étaient chargées de fonctions analogues, pour les prisons des localités soumises à leur juridiction.

1. — Le droit de tenir la prison de la Fleet avait été acheté, moyennant 126.000 francs, par deux individus qui, pour se rattraper, exerçaient sur les prisonniers les plus effroyables tortures ; ils furent mis en accusation, en 1729, et les détails que l'on trouve, dans le procès, révèlent les atrocités dont les prisons étaient alors témoins. (State trials, vol. XVII.)

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