Acte 4, Georges IV, ch
Le Gouvernement a, peu à peu, envahi ce domaine ; il \ a d'abord pris un pied, puis il en a pris quatre et il a lini par déposséder absolument les autorités locales. En premier lieu, le législateur a donné au ministre de l'Intérieur un droit de surveillance et de contrôle, puis il a impose, aux comtés, l'obligation d'établir des prisons dans certaines conditions, et il a posé le principe que l lda! pourrait accorder une subvention pécuniaire aux établissements qui seraient organisés conformément aux instructions ministérielles. 11 a fallu naturellement nommer des inspecteurs, pour s'assurer que ces instructions étaient suivies et que la subvention était acquise et, sous l'empire de la loi de 18651, les autorités locales ont été obligées de se conformer à un règlement très minutieux, qui leur laissait, en somme, assez peu d'initiative. C'était encore trop, paraît-il, et, après avoir duré douze ans, ce régime a été remplacé par un autre. L'État s'est emparé de la direction et de l'administration du service et, depuis 1877, la centralisation est complète. Toutes les prisons d'Angleterre sont administrées par la même autorité et soumises aux mêmes règlements stricts et minutieux.
On citait, en France, un ministre de l'Instruction publique qui, tirant sa montre, disait au chef de l'État : a En ce moment, dans tous les lycées de l'Empire, les ('levés de troisième récitent les vingt premiers vers du second livre de PÉnéïde. » En Angleterre, le directeur du service des prisons peut également affirmer qu'à tel moment, chacun des prisonniers est occupé à