LA PEIN E DE MORT
au jury le droit d'accorder des circonstances atténuantes, mais ici encore toute innovation fut repoussée1. Toutefois, les travaux de la commission eurent un utile résultat : le Parlement vota enfin la loi qui mettait fin au scandale des exécutions publiques.
Aux termes de l'acte du 29 mai 1868 2, toute exécution a lieu dans l'intérieur môme de la prison, en présence du shériff, de l'aumônier et du médecin; les juges de paix du comté ou du bourg, les juges visiteurs de la prison, les parents du condamné et les personnes auxquelles le shériff en donne l'autorisation peuvent être présents.
Au jour fixé pour l'exécution, l'accusé est conduit dans une salle spéciale, blanchie à la chaux et complètement nue. Une cordo est attachée à une barre transversale, située à trois mètres environ de hauteur; audessous du sol, est une sorte de fosse, large de deux mètres, longue de quatre et profonde de plus de trois mètres (dix pieds), que recouvre un plancher mobile monté sur de fortes charnières, et soutenu par un appareil spécial, qu'un levier fait tomber à volonté.
Le condamné étant placé sur le plancher et assis sur une chaise de bois blanc, on lui passe des liens, autour de la ceinture et des bras, puis on met, autour de son cou, la corde suspendue à la poutre. Gela fait, le bourreau touche le levier, la trappe s'ouvre instantané-
1. — Capital punishment commission. Parliamentary papers, 18G6, n" :Ui!)0. Le rejet fut voté par les huit membres les plus considérables vl les plus expérimentés : lord Cranworth, le baron Bramwcll, le baron Martin, sir S. Walpole, M. Denman, sir G. Gray, M. Avory et M. Willes.