Acte 16 et 17, Victoria, ch
peine Lantôl plus forte, tantôt plus faible qu'ils ne l'auraienl désiré. Une loi, voire en 1891 *, a remplacé le minimum de cinq aimées par celui de trois années, de sorte qu'il est maintenant possible aux juges de prononcer exacte me ni la condamnation qui leur semble juste.
Dans l'organisation du système de servitude pénale, l'administration pénitentiaire s'est proposé un triple but : infliger aux condamnés un cbâtiment qui les effraie et qui détourne du crimo les individus malfaisants, améliorer l'état moral des condamnés, et enfin obtenir, autant que possible, le remboursement des irais occasionnés par l'entretien des prisonniers.
La durée est partagée en trois périodes :
La première dure neuf mois ; le condamné reste seul dans sa cellule, et il y passe tout son temps, en dehors de celui réservé à l'exercice et aux offices religieux : il se livre à un travail, qui lui est confié.
Pendant la seconde période, le détenu dort et prend ses repas dans sa cellule, mais il travaille, pendant la journée, dans un atelier commun ou à des ouvrages qui s'exécutent dans les dépendances de la prison.
La troisième et dernière est celle de la mise en liberté conditionnelle, sous la surveillance de la police. Durant cette période, le condamné peut être, en cas de mauvaise conduite, réincarcéré et détenu, jusqu'à complète expiration du délai porté par la sentence qui l'a frappé.
Pendant toute la durée de leur peine, les condamnés sont assujettis à une vie très régulière et très mono-