‹ Le système judiciaire de la Grande BretagneChapitre 333 sur 481 · bld., art. 37 à · texte numérisé non relu

bld., art. 37 à

L'EMPRISONNEM ENT

sa condamnation, on lui remet généralement la somme nécessaire pour regagner son domicile, en chemin de fer ou par tout autre moyen, et on y ajoute une indemnité ne dépassant pas cinquante francs. Au lieu de lui donner directement cette somme, le geôlier peut la remettre à l'une des sociétés qui s'occupent du patronage des libérés 4. Aussitôt qu'un détenu vient à mourir, dans l'intérieur de la prison, le geôlier est tenu d'en prévenir le coroner. qui doit aussitôt faire une enquête, pour déterminer la cause du décès. Aucun employé, aucun fournisseur de la prison ne peuvent être appelés à faire partie du jury d'enquête 2.

Le nombre des individus emprisonnés, pendant l'année 1891, a été de 151.546, dont 110.810 hommes et 40.736 femmes; à la fin de l'année, la population totale des prisons était de 10.385 hommes et 2.210 femmes ; soit, en tout, 12.595 individus.

La moyenne des prisonniers simultanément détenus a été de 13.196; c'est une diminution très considérable et qui ne cesse de se produire, depuis plusieurs années. En 1876, ce chiffre était de 20.361 ; en 1881, de 17.798; en 1886, de 15.375.

Le Gouvernement se préoccupe du sort des condamnés libérés; pour s'assurer qu'ils ne retombent pas dans le crime, on les place sous la surveillance de la police. Cela ne suffit pas pour les aider à gagner leur vie et c'est l'initiative individuelle qui se charge de tenter les efforts nécessaires.

1. — Actes 2G et 27, Victoria, ch. 79, art. 42, — et 40 et 41, Victoria, ch. 21, art. 29.

2. — Actes 28 et 29, Victoria, ch. 126, art. 48, — et 40 et 41, Victoria, eh. 21, art. 44.

L'EXÉCUTION DES PEINES

11 existe, à Londres, nue société d'assistance pour les détenus libérés, qui a des succursales dans plusieurs autres villes. Aussitôt qu'un condamné sort de prison, la société l'invite à venir déjeuner, dans un des locaux qu'elle possède; elle examine, avec lui, quelle sorte d'emploi il est capable de remplir ou quel travail il peu! exécuter. Elle se fait remettre, avec son consentement, le pécule qu'il a pu gagner pendant, son incarcération, puis elle l'habille et le loge provisoirement, dans l'une des maisons qu'elle a fait préparer à cet effet.

Grâce aux moyens qu'elle possède, aux concours bienveillants qui lui sont acquis, la société peut placer un nombre considérable d'hommes et de femmes. Là ne se borne pas son œuvre; elle fait visiter périodiquement ses clients et, s'ils sont hors de Londres, elle les recommande à la surveillance bienveillante des magistrats, des ministres du culte, ou des autres personnes charitables, qui s'intéressent au sort de ces infortunés.

Parmi les plus importantes sociétés, est la mission chrétienne de Saint-Giles, qui s'occupe, chaque année, de huit mille libérés des deux sexes. Les agents, prévenus par les gouverneurs, attendent les détenus, à la porte de la prison, au moment où ils sont mis en liberté et leur offrent leurs services. La société suit ses protégés, les aide de son mieux et les réunit, chaque année, en un grand meeting. On peut encore citer la société du fonds des shériffs. la société métropolitaine d'assistance aux prisonniers, la mission des dames pour les créatures déclines, le couvent du Bon-Pasteur, la maison de Sainte-Catherine, etc.

LES PEINES ACCESSOIRES

Des sociétés très bienfaisantes et très actives existent également à Birmingham, à Bristol, à Derby, à Hereford, à Hull, à Ipswich, à Leeds, àBradford, àLeicester, à Levves, à Liverpool, à Maidstone, à Manchester, à Newcastle, à Northallerton, à Nottingham, à Stafïbrd, en un mot, sur tous les points du territoire. Partout, l'initiative individuelle agit activement pour essayer de ramener au bien les malheureux qui sont rendus à la société, après avoir expié leur faute.

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