‹ Le système judiciaire de la Grande BretagneChapitre 349 sur 481 · Cas de Beddoë v. IJawkes (14 février · texte numérisé non relu

Cas de Beddoë v. IJawkes (14 février

COURS ECCLÉSIASTIQUES

Lorsque M.Read demande à l'archevêque de Cantorbéry de poursuivre l'évêque de Lincoln, qui a mêlé de l'eau avec le vin, pour la consécration, le prélat déclare qu'il ne se reconnaît pas le droit de juger son collègue. L'affaire est portée au Conseil privé, et longuement plaidée, enfin, la docte assemblée laïque déclare que l'archevêque a le pouvoir de faire comparaître son suffragant, et « elle conseille humblement à Sa Majesté de renvoyer la cause à l'archevêque 1 ». Le Métropolitain institue un tribunal imposant, entend plusieurs éminents avocats qui discutent, à perte de vue, la question de savoir s'il est permis de placer, sur un autel, deux cierges allumés, lorsque cela n'est pas nécessaire pour éclairer l'église, et enfin la cour conclut qu'il n'y a pas lieu de censurer l'évêque de Lincoln. Sur ce, nouvel appel au comité judiciaire du Conseil privé. Le lord Chancelier y vient siéger lui-même, avec six autres pairs et, après de nouvelles et longues plaidoiries, le haut tribunal décide que l'archevêque de Cantorbéry n'était pas tenu d'infliger une pénalité et qu'une monition constituant une pénalité, il était dans son droit, en ne l'adressant pas à son suffragant 2.

Les plaignants ont dépensé plusieurs centaines de mille francs, des juges éminents ont perdu beaucoup de temps, qui aurait pu être employé plus utilement et, après cinq années, ils ont obtenu la conviction, un peu chèrement payée, sans doute, que les procès de ce genre n'ont d'autre utilité que de faire la fortune des solicilors et des avocats.

\. — Arrêl rendu 1(3 :i août 1888.

i'. — Séance du 2 août 1892.

i ES JURIDICTIONS SPÉGIA u:s

La leçon semble a'avpirpas été perdue, car le nombre des causes portées à la Cour des Arches a seulement été de une, en 1888, une en 1889, trois en 1890 et i rois en 1 89 1 .

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