‹ Le système judiciaire de la Grande BretagneChapitre 465 sur 481 · I. — Voir vol. II, pp. 38o et suiv · texte numérisé non relu

I. — Voir vol. II, pp. 38o et suiv

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CONCLUSION

Après les dépositions, vient le réquisitoire^ puis la plaidoirie du défenseur : le ministère public et la par*tie civile peuvent répliquer, mais la loi porte que « Paccusé ou son conseil auront toujours la parole les derniers i », tandis qu'en Angleterre, c'est l'accusation qui a. la pluparl (lu temps, le mot ultime.

Si les magistrats du parquet soutiennent l'accusation plus vivemenl que les avocats anglais chargés de ce rôle, on peut dire aussi que la défense est présentée avec autrement de vigueur et do liberté. Les avocats ne restent pas sur la défensive, ils discutent le point de droit, aussi bien que les questions de fait, ils attaquent la loi elle-même et, si grande que soit la tolérance des juges anglais, elle serait assurément moindre que celle de nos magistrats 2.

Le résumé a été supprimé par une loi récente : le législateur a voulu réagir contre un abus qui était, en effet, trop commun, celui de la partialité des présidents d'assises, dont beaucoup semblaient prendre trop ouvertement parti pour l'accusation. Le remède me semble trop violent et l'on est passé d'un extrême à l'autre. Pour des juges d'occasion, on pourrait dire d'impression, tels que les jurés, le summing up du juge anglais est de la plus grande valeur, mais il est toujours admirablement impartial et tient la balance très égale entre l'accusation et la défense. C'est que le magistrat

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