‹ Le système judiciaire de la Grande BretagneChapitre 69 sur 481 · IX. - L'ARBITRAGE · texte numérisé non relu

IX. - L'ARBITRAGE

Les observations qui précèdcnl feront comprendre comment je ne saurais terminer l'étude de la procédure civile, sans appeler l'attention sur un mode de jugement qui tend, <le plus en plus, à se répandre. 11 ne s'agit plus ici «les arbitres officiels, que la haute Cour peut désigner pour examiner ou trancher certaines questions, mais d'arbitres désignés par les parties.

<< C'esl une admirable chose, dit un des personnages «le Walter Scott, de voir avec quelle lenteur et quel soin la justice est rendue dans ce pays!» Malheureusemenl pour les légistes, c'est en Angleterre que les hommes d'affaires ont établi le fameux adage : time is money; ce qu'ils veulent, c'est que leurs difficultés soient promptement et définitivement tranchées : cela veut dire que les cours de justice, même depuis les réformes récentes, ne donnent pas satisfaction à ce qu'ils considèrent comme leurs plus impérieux besoins. Depuis plusieurs aimées, le nombre des grandes affaires commerciales portées à la haute Cour a considérablement diminué; vainement a-t-on tenté défaire siéger, au Guildhallj deux juges de la section du Banc de la Reine : les plaideurs continuent à s'abstenir.

De toute part, on se plaint de l'absence d'une loi commerciale et de tribunaux consulaires; mais les avis sonl très par tagés, lorsqu'il s'agit de trouver un moyen de combler cette lacune. A plusieurs reprises, notamment un 1858 et en 1871, le Parlement a nommé des

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