Acte 3G et 37, Victoria, ch. CG, art
LE SERVICE JUDICIAIRE
nombre des chambres est très irrégulier ; il est même parfois réduit à néant, vers la fin des tournées d'assises. Lorsque tous les juges sont présents à Londres, il y a généralement deux ou trois chambres divisionnaires composées do deux juges, sept chambres tenues par un juge unique siégeant avec ou sans jury; enfin, un magistrat tient l'audience des référés (at chambers).
Une publication officielle imprimée, chaque jour, sous le titre de Daily cause list et vendue moyennant dix centimes, indique le nombre et la composition des diverses chambres et les causes inscrites au rôle de chacune d'elles.
La durée des audiences a singulièrement varié. Au xvc siècle, les juges siégeaient de huit heures à onze heures du matin, c'est-à-dire seulement pendant trois heures par jour. Le zèle des magistrats tendit constamment à augmenter et, au début de ce siècle, les audiences étaient très longues; elles commençaient à neuf heures et demie du matin, se terminaient à cinq heures du soir et n'étaient pas suspendues au milieu de la journée. Cetto ardeur au travail n'est plus de notre temps et la durée a été abrégée, en tous sens : on commence plus tard, on finit plus tôt, et l'on coupe la journée en deux parties.
A toutes les audiences de la Cour suprême, les juges doivent régulièrement se trouver sur leurs sièges, à dix heures et demie; en fait, les magistrats sont assez exacts et, s'il y a parfois un retard, il n'excède guère dix minutes. A une heure et demie, l'audience est interrompue et chacun des magistrats va prendre son lunch, celui-ci dans son cabinet? celui-là, plus sociable, dans le