‹ Le système judiciaire de la Grande BretagneChapitre 98 sur 481 · IV.-AFFAIRES DE TESTAMENTS · texte numérisé non relu

IV.-AFFAIRES DE TESTAMENTS

« Uti legassit pater familias super pecnnia tutelave suce reiita jus est. » C'est par ce texte de la loi des douze Tables que l'on peut résumer la législation anglaise, en matière de succession.

« Je m'étonne, disait Tocqueville, que lespublicistes anciens et modernes n'aient pas attribué, aux lois sur les successions, une plus grande influence dans la marche des affaires humaines; elles devraient être placées en tête de toutes les institutions politiques, car elles influent incroyablement dans l'état social des peuples l. »

Ce n'est pas ici le lieu de traiter, avec les développements qu'elle comporterait, cette vaste et grave question, ni d'établir une comparaison entre les effets de la loi anglaise, si respectueuse de la liberté, et ceux de notre Code civil rédigé sous l'inspiration d'un despote à courte vue. On verrait, d'une part, la population triplée en moins d'un siècle, malgré une incessante émigration, qui répand sur tous les points du monde la langue, l'influence et l'amour de la mère pairie-, et, de l'autre, une population qui ne s'accroît plus, qui ne peut même fournir de co Ions aux plus riches et plus voisines possessions de la France, et dont, hélas î la plupart des habitants font ce triste calcul, que résumait le mot d'un paysan : « La loi ne veut plus d'aînés, nous en ferons en n'ayant plus de cadets. »

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