LAVOISIER
La Commission temporaire, depuis son épuratioyi. 5i
« Extrait des registres du Comité de salut public de la Convention Nationale.
Du troisième jour de nivôse, l'an deuxième de la République française, une et indivisible.
» Le Comité de salut public considérant combien il importe à l'amélioration de l'esprit public, que ceux qui sont chargés du gouvernement ne délèguent de fonction, ni ne donnent de mission qu'à des hommes dignes de confiance, par leurs vertus républicaines et leur haine pour les rois; après s'en être concerté avec les membres' du Comité d'instruction publique, occupés spécialement de l'opération des poids et mesures, arrête que Borda, Lavoisier, Laplace, Coulomb, Brisson et Delambre, cesseront, à compter de ce jour, d'être membres de la Commission des poids et mesures, et remettront de suite, avec inventaire, aux membres restans, les instrumens, calculs, notes, mémoires et généralement tout ce qui est entre leurs mains, de relatif à l'opération des mesures; arrête en outre que les membres restans à la Commission des poids et mesures, feront connoîtreau plus tôt au Comité de salut public, quels sont les hommes dont elle a un besoin indispensable pour la continuation de ses travaux, et qu'elle fera part en
présenté une nomenclature pour le nouveau système décimal et qu'il assistait à toutes les réunions qui avaient lieu chez Lavoisier; qu'à la suite de ces conférences, il arrivait souvent qu'on parlât de politique; qu'il s'était élevé des débats assez animés entre ceux qui ne méritaient plus aucune confiance et le membre de la Convention qui s'était signalé par SI, haine pour les rois; que dans ces discussions, Prieur se trouvait le plus souvent seul contre tous et que la force des raisons qu'il avait à opposer à ses adversaires ne réparait pas suffisamment le désavantage du nombre. En conséquence, il nourrissait un ressentiment profond contre Lavoisier surtout, et ceux de ses confrères qui s'étaient montrés les plus ardents, les plus spirituels ou les plus piquants dans la dispute, comme Borda et Coulomb. Tels furent les motifs qui dictèrent à Prieur l'arrêté qu'on vient de lire et que pour la forme il fit revêtir de la signature de ses collègues, Barrère, Robespierre, Billaiid-Varenne, Couthon, etc., dont les noms se lisaient après celui de Prieur de la Côte-d'Or.
)' En transcrivant cet arrêté textuellement, aux pages 49 et 5o de la Hase du système métrique, t. I, par égard j'ai supprimé les signatures de ceux qui vivaient alors, me réservant de ne rien déguiser, si quelque jour j'avais une autre occasion de faire l'histoire entière de notre mesure. .. . Il était visible qu'on voulait changer le plan ou du moins le simplifier beaucoup ; et déjà on avait l'idée d'un mètre provisoire qu'on songeait à rendre définitif; on n'avait plus besoin de la mesure du méridien, et c'est ce qui me valait l'honneur de voir mon nom associé à ces noms fameux. On ne parla point ai Méchain, parce qu'il était en Espagne et qu'on craignait qu'il ne prît le parti de s'y fixer avec ses instruments, ses registres et les fonds qu'il avait emportés de France.
» Le président qui venait de succéder à Borda, Lagrange, me prévint de notre destitu-
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même tems de ses vues sur ies moyens de donner le plus lôt possible l'usage des nouvelles mesures à tous les citoyens, en profitant de l'impulsion révolutionnaire.
1) Le ministre de l'intérieur tiendra la main à l'exécution du présent arrêté.
» Signés au registre : C.-A. Prieur, B. Barrère, Billaud-Varenne, Robespierre, Lindet, Couthon, Carnot, Collot d'Herbois.
» A la Commission des poids et mesures, au Louvre, à l'endroit oii se tenoit ci-devant l'Académie des Inscriptions.
» Pour copie conforme à l'original :
» Signé: Lagjiasge, présid. Haù'y, secrétaire {^). »
tion par une lettre pleine d'amitié, dans laquelle il me témoignait son étonnement de se voir excepté de la mesure ; . . . »
Voici la demande de la Commission des poids et mesures au sujet de Lavoisier (Archives nationales. F', carton 47^7 ) :
(1 Extrait du registre des délibérations de (a Commission des poids et mesures, du 28 frimaire, l'an 2« de la République française une et indivisible.
» La Commission des poids et mesures, considérant que dans les circonstances actuelles, où elle est obligée de faire des vérifications très-nombreuses d'étalons de toutes les espèces de poids et mesures, en exécution des différents décrets de la Convention Nationale, la présence du citoyen Lavoisier, l'un de ses membres, lui devient nécessaire par le talent particulier qua ce citoyen pour tout ce qui exige de la précision; que d'ailleurs les travaux qu'il a commencés sur la détermination des poids et sur la dilatation des métaux se trouvent interrompus par son absence, et qu'il faudrait qu'un nouveau commissaire les recommençât en entier; qu'enfin il serait dune très-grande difficulté de pouvoir le remplacer relativement aux différents objets dont il s'est occupé, a pensé qu'il {sic) croit de son devoir de représenter au Comité de sûreté générale combien il est urgent que ce citoyen puisse être rendu aux travaux importants qu'il a toujours suivis avec autant de zèle que
d'activité.
» Borda, président ; Hauy, secrétaire. »
Dans sa séance du 18 frimaire an H, la Commission temporaire nomma Coulomb pour remplacer Lavoisier comme trésorier.
( ' ) Nous donnons cet arrêté d'après la copie qui se trouve dans les papiers de Delambre, à l'Observatoire, et qui a les signatures autographes de Lagrange et de Haûy. C'est doue la pièce même qui fut envoyée à Delambre pour lui signifier sa révocation. Le même arrêté, publié déjà par Delambre (Base du système métrique, t. I, p. 4g du Discours préliminaire), a été donné récemment par M. J. Guillaume {loc. cit., t. III, p. 239) d'après la minute des Archives nationales (AFil, carton 67, cahier 496, n° 4), minute qui est de la main de Prieur, mais qui, parmi les signatures du registre, ne mentionne pas celles de Robespierre, Couthon et Collot d'Herbois.
La Commission temporaire, depuis son épuration. 33
Les membres restants étaient Berthollet, Hauy, Lagrange, Monge et Vandermonde. En vertu de cet arrêté, ils s'adjoignirent Buache, Hassenfratz et Prony. Lagrange présida quelque temps et fut remplacé par Hassenfratz; Haiiy continua de remplir les fonctions de secrétaire, et Berthollet devint trésorier à la place de Coulomb.
Peu avant, il avait été passé un marché avec Fortin pour la fabrication des centicades (décalitres) destinés aux départements; un autre avait été passé avec Fourché. L'exécution des marchés subit des retards parce que l'architecte du Louvre ne voulait permettre, sans ordre du ministre, aucun changement dans les locaux accordés à la Commission temporaire. La question fut agitée au Comité d'instruction publique et les artistes furent autorisés à aménager à leur convenance les locaux mis à leur disposition pour la fabrication des mesures, sauf à remettre les choses en l'état. (J. Guillaume, Procès-verbaux du Comité d' instruction publique delaConventionNationale,l. IIl,p. 23i, 2 32, 237,254).
La Commission temporaire, ainsi épurée, envoya à la Convention l'adresse suivante, qui fut lue par Monge,dans la séance du 3o nivôse (19 janv. 1794).
« Adresse de la Commission des poids et mesures à la Convention Nationale.
» Citoyens législateurs,
» La Commission temporaire des poids et mesures, substituée à la cidevant Académie des Sciences par votre décret du mois de septembre 179^, qui vient d'être régénérée par le Comité de salut public, vient vous rendre compte des travaux qu'elle a faits depuis cinq mois et de ceux auxquels, depuis sa régénération, elle se livre avec une nouvelle activité, pour faire
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jouir le peuple français de l'uniformité si désirée dans les poids et dans les mesures.
» Près de trois ans ont été employés par les commissaires de la ci-devant Académie des Sciences pour rédig^ir le plan du travail, pour faire exécuter les instruments nécessaires à la détermination de la longueur du quart du méridien terrestre, pour faire de nombreuses expériences sur la longueur du pendule, pour mesurer la dilatation des métaux, pour rechercher avec toute la précision nécessaire le poids d'un volume donné d'eau distillée, au moyen duquel, des étalons de mesures linéaires, seront déduits les étalons de poids.
» Depuis le i*"' septembre, les bases du travail général étant bien assises, la Commission s'est occupée de régler les formes des divers étalons, de déterminer la méthode de les vérifier. Elle a fait avec les ouvriers les devis nécessaires jrour la constiuction des étalons; les marchés sont passés avec le ministre de l'iniérieurj tous les artistes sont en pleine activité; leurs ateliers sont garnis dlouvriers; des machines ingénieuses, imaginées par plusieurs d'entre eux, vont servir à multiplier bientôt les étalons avec l'économie du temps et la justesse nécessaire -dans une si belle opération.
» Des membres de la Commission surveillent toutes les entreprises, et s'occupent sans relâche de l'examen des poids et mesures. D'autres sont chargés de la rédaction et de l'impression de trois ouvrages qui doivent faire connaître les soins pris pour la perfection de cette grande opération.
» L'un de ces ouvrages exposera la base du travail de la Commission, le rapport de ce travail avec les nouvelles mesures, et la méthode destinée à simplifier les calculs qu'elles exigeaient.
» L'autre sera un abrégé de cette instruction, destiné à l'usage de tous les citoyens. Il ne comprendra que les résultats les plus généraux et les bases indispensables à tous les hommes pour faire usage des poids et mesures républicaines. Ces deux premiers ouvrages sont terminés; ils sont sous presse en ce moment.
» La troisième ofirira la collection de tous les mémoires et de tous les rapports relatifs à l'ensemble des opérations qui ont servi à déterminer l'unité des pcids et mesuies; la description et les dessins de toutes les machines imaginées pour parvenir à ce but; le détail des calculs que ce travail a exigés, et la manière dont on a profité de toutes les connaissances phjsiques pour se garantir des erreurs d'observation et pour vérifier tous les résultats, en sorte que dans tous les temps, on puisse facile-
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ment et sûrement les retrouver, en répétant, avec les soins convenables, les expériences qui les ont fournis.
» Ce dernier ouvrage, qui offrira l'historique exact de toutes les expériences, de toutes les recherches, aura deux parties. L'une contiendra tout ce qui a., rapport à la première époque du travail qui a pour base la détermination actuelle et comme provisoire de l'unité des poids et mesures, fondée sur les observations faites au nord et au midi de la France., pour déterminer la quantité de l'aplatissement de la Terre. L'autre partie présentera la seconde époque, la détermination précise et définitive de cette unité qui aura lieu, lorsque l'arc terrestre compris entre Barcelone et Dune-Libre sera entièrement mesuré.
» Nous pouvons assurer qu'il n'y aura entre l'unité provisoire de mesure, donnée par les anciennes observations dont nous sommes obligés de nous servir en ce moment, et l'unité définitive fondée sur les nouve-lles opérations, qu'une différence trop légère pour en retarder plus longtemps la jouissance.
)) Pour obtenir ce dernier résultat, cherché et trouvé au milieu même du bruit de nos armes victorieuses, des membres de la Commission continuent la mesure de l'amplitude et de la longueur de l'arc du méridien compris entre Barcelone et Dune-Libre. Mais, tandis qu'on achève de perfectionner cette mesure et de déterminer avec une précision inconnue jusqu'ici aux autres peuples de la Terre, l'unité précise qui sera déposée dans les étalons destinés à servir de type général et à être conservés par la Convention Nationale, nous avons senti qu'il était indispensable de s'occupe sur-le-champ des moyens de distribuer le plus promptement possible les nouveaux poids et les nouvelles mesures dans toute l'étendue de la République. Bientôt, législateurs, ce bienfait va être répandu également, sous vos auspices, sur tous les citoyens; bientôt leurs yeux ne seront plus choqués de ces poids et de ces mesures anciennes qui retracent encore des restes odieux des temps et des choses souillés par les tyrans. Des mesures et des poids républicains vont nécessairement remplacer les anciens. La Commission vient d'appeler à cette utile et pressante construction tous les artistes en état d'y coopérer; elle va leur fournir les premiers étalons de ces mesures et de ces poids républicains; elle se charge de les guider dans leur travail, d'en vérifier les premiers résultats, et de les mettre à portée de les vérifier eux-mêmes, avec l'exactitude convenable. Tous les décadis un membre delà Commission leur expose, dans une leçon publique, les
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vérjtés et les principes qui doivent les guider dans leurs opérations. Le commerce va donc jouir bientôt des premiers fruits d'un travail dont aucune nation n'a encore tenté et ne pouvait même concevoir l'espérance de donner l'exemple. La (République française aura la gloire d'avoir fait, en quelques années, ce que des peuples éclairés n'ont encore pu faire, et la liberté comptera ce travail parmJ les bienfaits qu'elle répand sur les hommes. L'uniformité des poids, des mesures et des calculs dans toute la République fera disparaître toutes les difficultés qui entravaient les échanges et favorisaient si souvent la mauvaise foi. La détermination de ces poids et de ces mesures, prise dans la nature et, par là, dégagée de tout arbitraire, sera dorénavant fixe, immuable et inaltérable, comme la nature elle-même. L'arithmétique, simplifiée par le calcul décimal, rendra toutes les opérations du commerce et de la comptabilité beaucoup plus faciles et plus sûres. Réduite à ce qu'il y a de plus simple, elle sera à la portée de tout le monde; tous les enfants la sauront, et ce sera encore une cause de moins d'inégalité parmi les hommes. La France, déjà si distinguée par les progrès de ses habitants dans les sciences et dans les arts, a d'ailleurs été favorisée par la nature pour le succès de ce grand travail. Elle seule, parmi les nations, présente une position avantageuse pour la mesure exacte de l'arc du méridien. Cet arc y est coupé en deux parties à peu près égales, par le 5o* parallèle de la nouvelle division du cercle et le 45c de l'ancienne. Les deux extrémités de cet arc, se reposant sur le bord de la mer, donnent un niveau invariable.
» La mesure de cet arc, qui exige tant de soins et de temps, ne donnera sans doute qu'un petit degré de précision de plus que les mesures anciennes; mais ces opérations étaient dignes du peuple français qui doit en tout servir de modèle à tous les peuples, et par la précision des calculs, et par celle des instruments qu'on y a employés. Les résultats qu'elles donneront laisseront toutes les nations dans l'impossibilité de jamais faire mieux. La Commission régénérée des poids et mesures a regardé comme un de ses premiers devoirs de présenter aux fondateurs de la République l'éta t de ses travaux, et de vous faire connaître le zèle des républicains qui la composent. Sa marche révolutionnaire, comme celle de tout ce que vous faites pour assurer la Révolution, ne connaîtra plus aucun obstacle : et elle prouvera "que l'union des Sciences et des Arts, animés par un ardent républicanisme, doit contribuer à cimenter le bonheur du peuple auquel vous consacrez tous vos travaux. »
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Cependant la confection des nouvelles mesures n'avançait pas assez rapidement, et la Commission temporaire dut faire un nouveau rapport à ce sujet, car on lit au procès-verbal de la 208^ séance (i5 ventôse an II r^ ^794 mars 5) du Comité d'instruction publique de la Convention (loc. cit., t. III, p. 547) :
« Le Comité d'instruction publique, après avoir entendu un rapport de la Commission temporaire des poids et mesures sur la nécessité de prendre des mesures révolutionnaires pour accélérer la fabrication des poids et mesures dans toute l'étendue de la République et en approuvant les propositions de la Commission, renvoie au Comité de salut public l'examen de cette question, et l'invite à demander au nom des deux Comités réunis un décret à la Convention pour charger spécialement le Comité de salut public de l'exécution de toutes les mesures nécessaires à la prompte jouissance du bienfait de l'uniformité des poids et mesures républicains. Le Comité d'instruction publique charge Guyton et Fourcroy de se transporter au Comité de salut public pour lui faire connaître cet arrêté. »
Peut-être le rapport de la Commission des poids et mesures « sur la nécessité de prendre des mesures révolutionnaires pour accélérer la fabrication des poids et mesures dans toute l'étendue de la République », proposait d'organiser dans les départements des ateliers analogues à ceux qui fonctionnaient à Paris, d'après l'adresse lue par Monge le 3o nivôse an II (M.
(*) Déjà, avant sa régénération, la Commission temporaire manquait d'ouvriers pour la fabrication des mesures à envoyer dans les départements, parce qu'un décret avait mis en réquisition, pour la fabrication des armes, tous les ouvriers qui travaillaient les métaux. Aussi, avait-elle provoqué un décret destiné à lui conserver un certain « nombre d'ouvriers fondeurs et tourneurs en cuivre, constructeurs d'instruments de mathématiques et de physique, balanciers, .. calculateurs et vérificateurs » dont on trouve la liste au tome VI des OEuvres de Lavoisier, p. 667.
A ce sujet, G. Pouchet (Les Sciences pendant la Terreur, 2" éd., annotée par M. J. Guillaume, p. Sg) dit : « Le constructeur des étalons pour les départements était en retard. Le 21 pluviôse, le Comité de salut public, considérant qu'il importe de favoriser par tous les moyens la fabrication des nouvelles mesures, accepte la proposition faite par
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On voit que la Commission temporaire des poids et mesures ne s'occupait guère que de détails administratifs. Haûy, son secrétaire, fit paraître l'instruction [^) qu'avait annoncée Monge (p. 54) et c'est à cela que se bornèrent ses travaux : bientôt elle cessa même de s'assembler (-]. Elle fut définitivement supprimée par la loi du 18 germinal an III.
un certain nombre d'ouvriers de se réunir à cet effet; il met à leur disposition une maison du cloître Notre-Dame; enfin il décide qu'on leur avancera, sous caution, une somme de 25ooo'^'". Mais cette caution même devient une difficulté; les ouvriers ne la trouvent pas; c'est un nouveau retard. Le Comité décide alors (4 ventôse) que les 25ooo'''' seront avancés aux artistes, à charge à eux d'en justifier l'emploi. » (Archives nationales, F**, carton 1289.)
{') Instruction sur les mesures déduites de la grandeur de la Terre, uniformes pour toute la République, et sur les calculs relatifs à leur division décimale, par la Commission temporaire des poids et mesures républicaines, en exécution des décrets de la Convention Nationale. Edition originale. A Paris, de l'Imprimerie nationale executive du Louvre. An II» de la Republique une et indivisible. In-8° de xxxv + 224 pages, suivies de 12 Tables (27 pages) de réduction et l planche de figures.
En outre, la même Commission temporaire publia un abrégé de même format, renfermant xiv + 147 pages et les mêmes Tables de réduction.
Ces deux instructions devaient être suivies incessamment d'une troisième, partiellement imprimée « en forme d'affiche, pour rester exposée à la vue de tous les citoyens, dans les lieux publics ».
Lavoisier nous apprend [OEuvres, t. VI, p. 672) que Bossut s'était d'abord offert pour rédiger ces instructions.
l^ ) Delambhe, Base du système métrique, \.. l, p. 57 du Discours préliminaire.