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ciés (1) pour la période comprise entre le 1er janvier et la fin d'août 1939. Par contre, les transferts de fonds français à l’é- tranger ont été évalués (2) pour 1937 à près de 5 milliards de . francs de 1928.
Les exportations massives de capitaux français en 1937 et pendant les premiers mois de 1938 ont non seulement pesé sur la tenue du franc français sur le marché des changes, mais ont déterminé également des sorties d’or importantes de France par le jeu des opérations régulatrices effectuées par les organismes de contrôle français et étrangers, dans le but précisément de neutraliser l'influence de ces transferts sur le change.
Aussi, les effets bienfaisants que la dévaluation devait avoir en provoquant le rapatriement des capitaux français exportés n'ont-ils commencé à se manifester que vers le milieu du second semestre 1938.
Après la dévaluation d'octobre 1936, les disponibilités du marché monétaire ne se sont pas accrues, l'argent est resté cher. Les rentes, après une poussée éphémère, sont revenues à un niveau qui excluait toute tentative de conversion, la charge des emprunts n’a pu être allégée et le déficit du budget réduit ; le crédit public est resté très déprimé.
* La reprise des affaires, qui devait résulter en France de l’ajustement du franc, s’est bornée à un regain temporaire d'activité dû essentiellement à des achats d’approvisionnements des producteurs, intermédiaires et consommateurs, en vue de la hausse des prix dont chacun prévoyait la continuation. Quant à l’augmentation des recettes budgétaires que le renchérissement général a déterminée, elle a été insuffisante pour se traduire par une diminution de l’endettement public en raison de l’accroissement des dépenses.
Enfin, la situation du commerce extérieur de la France ne s’est guère améliorée après la dévaluation d’octobre 1936. Celleci n’a pas rétabli l'équilibre entre les prix étrangers et français, car elle se produisit en pleine hausse de ces derniers, hausse due à l'inflation monétaire et aux charges sociales nouvelles qui
(1) Compte rendu annuel de la Banque de France pour l’exercice 1939.
(2) Renvoi 2, p. 47.
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se réperçutèrent sur les coûts derevient. Aussi,lesprix-or français ne tardèrent-ils pas à rejoindre puis à dépasser de nouveau Je niveau international. En conséquence, aucun « décalage » ne vint stimuler les exportations alors que les importationsse.développèrent par suite de la fuite devant Ja monnaie et de la dimiaution de la production française.