AnthoL , p. cxviii
l'ancienne tradition byzantine.
Suivant cette analogie la note antique qui correspond, comme valeur musicale, au 6 apu; byzantin (sib) ne peut être que le do grave de la voix féminine. L’ancienne notation grecque représentait cette note par un Daleth d’une forme carrée et archaïque, signe dont le caractère plus arrondi du Daleth ninivite (*) n’est, sans doute, qu’une forme cursive et plus récente. Or c’est précisément ce caractère que rappelle d’une manière frappante le signe byzantin qui nous occupe. La relation entre les deux signes peut donc être tenue, si non pour certaine, du moins pour très probable.
Quant aux traits et aux points qui accompagnent les lettres des martyries nous ne pouvons en faire un examen détaillé, comme nous l’avons fait observer plus haut. Disons seulement que le trait oblique ^ dans la martyrie du TrpwToç et du TETotpTOç est ViÇv.z de l’ancienne notation. Celle-ci jointe au signe qui la surmonte (un trait vertical et un trait horizontal se coupant : l’ancienne ^
doit figurer, ce semble, une quinte ascendante et indiquer, soit, comme le veut le R. P. Thibaut, la distance de la note la plus basse de Yè-r\y (formule caractéristique modale) à la note la plus élevée (: la suivant lui, Ré suivant nous), soit la variété de l’hypomixolydien qu’on rencontre dans les deux modes ( 1 2 ).
Mais ce n’est là, ce semble, qu’une forme et une interprétation relativement récente d’un ancien signe très clair et très précis. Nous voulous dire le signe |—. Il désigne le Re grave de la voix d’homme (Ré 2 ), c.-à-d. le son précis de la première note modale.
— Nous aurons à en reparler à l’occasion de la 7iapa),Xay^ tg>v o’xtco y;/wv.
Il paraît certain que les traits et les points ajoutés à la martyrie du Seùxepoç et représentant une tierce ascendante (d),(yov avec xevnrijjLaTa) marquent la forme pisffoç du même mode et le commencement de la mélodie par Sol, la tierce de Mi b.
Que faut-il penser des appendices du xpèiroç et du êapuç? Comme on le voit par le tableau, on peut en trouver des formes assez variées, si bien que l’on est à se demander si les copistes se sont toujours rendu compte de la valeur des signes par eux transcrits. Aussi ne peut-on pas imputera faute au R. P. Thibaut, alors que, à voir son « fac simile », l’on ne saurait dire s’il s’agit de la ot.TrXyj (= traits tirés de droite à gauche et marquant une simple prolon-