V. col. 1-7 et
2. Voyez ce que nous avons dit à ce sujet dans le paragraphe'précédent. Comme les copistes eux-mêmes n’avaient pas de notions bien nettes à ce sujet, ils ont pu aisément confondre a avec les traits (u'|uXr J = la ?) et a sans traits ( = Ré ?).
gation) ou des xevT 7 ,[JiaTa ( = deux traits formés de gauche a droite et représentant un ton ascendant). D’autre part il est possible que ces variétés dans les différents groupes de manuscrits, soient l’indice de véritables divergences mélodiques, souvent locales, et que le toitoç byzantin ait commencé à certains endroits à être assimilé à un toitoç latin (= lydien avec la note modale Fa et le subsemitonium
Mi fl) (*).
Nous avons ajouté dans la neuvième colonne horizontale la martyrie du Xeyexo;. Christ ( 2 ) dit n’avoir rencontré cette martyrie dans aucun des nombreux manuscrits examinés par lui. Nous l’avons trouvée, comme on le voit, dans les manuscrits de Grottaferrata (seuls ici mentionnés). Le sens de la martyrie ne peut pas être douteux. Il signifie : Aeys 1 — > c.-à-d. dans la musique ancienne, chantez fa, dans la musique byzantine,chantez mi b ( 3 ), qu’il s’agisse du mode authente ou du mode plagal ; car, par suite de la transposition du plagal à la quinte aiguë, l’un et l’autre ont la même note modale.
Nous verrons plus loin ce qu’il faut croire du AeyeToç, qui d après les théoriciens formerait une variété du quatrième Mode.
En attendant, voici une autre question qui se pose naturellement à l’occasion des martyries. Quel motif aurait pu amener les musiciens byzantins à choisir les signes dans le tétracorde des 'j—epêoAx'.tov, le plus élevé de tous et répondant au diapason de la voix féminine, alors que dans l’énumération ils suivent l’ordre ascendant des degrés ?
En premier lieu, croyons-nous, ils tenaient à conserver à la lettre a, indiquant le premier mode ou le mode dorien, la valeur musicale (relative) qu’elle avait dans l’antiquité : mi aigu. Ensuite, le tétracorde des OîcepêoXaitov avait sur celui des ’j-xtcov l’avantage d être commun aux deux types de voix, celle de l’homme et celle de la femme. Enfin, et ce fut peut être la raison décisive, les notes désignant les modes devaient être précisément celles de 1 instrument,
1. A notre regret nous devons confesser que, par suite de circonstances indépendantes de nous, il s’est glissé dans notre tableau des martyries (p. 55) des manques de précision semblables à ceux que nous reprochons ici à d’autres. Nous saisissons cette occasion pour en redresser quelques-uns. La martyrie tant du 3xp’j; que du ”p ito; porte le plus souvent dans les manuscrits d’abord un trait horizontal o’Xtyov, avec (ou sans) la o'.Tr/.f,; puis le trait oblique vers la droite avec ses deux points allongés (dljsla avec xsvTrjjxxxa) marquant c eux tons ascendants conjoints. Le irpco?o6apuç ou rptoioSapo; (Vatic. 791, f - 2 4 6r et ailleurs) porte d’ordinaire l’oXtyov avec la dur Aï). Examiner la raison de celte manière de noter nous mènerait ici trop loin.