Voir Revue binéd., décembre
2. Cf. l’Hagiopolitès, f. i2 v — Dans certains manuscrits, au surplus, ces cercles sont divisés par des lignes diagonales, chargées également de signes et de noms de modes. 1 elle est la figure représentée dans le manuscrit 270 de la Bibliothèque du fxexo/stov du S. Sépulcre de Constantinople. Voir la photographie qu’en a publiée le P. Thibaut dans la Revue byzantine de St RéUrsbourg, 1899. Le ms. 11383 de Bruxelles offre presque toutes ces variétés réunies : cercles détachés et concentriques (f. 13), et l'arbre (f. 58' ).
Ronî^TotoLDiinesi
i.’ancienne tradition byzantine.
Bruxelles du XVII e siècle ('). Cette dernière rédaction dénote un perfectionnement technique réalisé sur la première dont elle dérive sans doute.
llxpzXXayŸi twv o’xtw (Mutation des huit modes.)
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Avant d’en faire un examen à fond pour en fixer le sens et la portée, faisons-en une rapide description pour aider le lecteur à le déchiffrer.
On voit de chaque côté un nombre déterminé de notes représentées, chacune, de trois manières différentes : en neumes grecs, en noms numériques des î|^oi, et enfin en syllabes de solmisation. Parmi les neumes de gauche, l’on a d'abord en haut i ison, neume en forme de crochet qui marque l’identité de ton avec une note
i. Cf. entre autres les mss. 3088 de Paris ; CXXVI et CXXX de St-Pétersbourg provenant l’un et l’autre du mont Athos et datés,l'un de 1489, l’autre de 1805. C’est du moins la date que porte le dernier dans le sceau du « ay»o; 7tavTsX£r,jxu)v » ... « aopayt;... ptojtov » (sic) L écriture ne sera pas de beaucoup antérieure à cette date.
précédente ou, à son défaut, avec la clé. Les deux signes surajoutés en dessous sont To!*e£a (trait oblique) exprimant ici, où il est surmonté de Tison, seulement la vivacité dans la manière de proférer le ton, et le <[>(trait ondulé) correspondant à notre crescendo, sostenuto ou sforzando f 1 ). Suit une série d’ànocrcpo^o'., espèce de traits courbés vers le bas,qui représentent chacun un degré plus bas que le précédent ( 2 3 ). C’est donc une mélodie descendante se composant de cinq degrés conjoints. Adroite la mélodie remonte par autant de degrés conjoints. C’est ce qui est figuré par ToXvyov (trait horizontal) répété, neume exprimant le contraire de laTcd*tcOwOç ( 3 ). A partir du XV e siècle environ, les manuscrits ajoutent à droite un cinquième dXiyov qui ramène la mélodie de chaque ligne non seulement à la note de départ, mais à un degré plus haut, c.-à-d. au diapason de la première note de la ligne suivante dont la valeur se trouve ainsi fixée par la suite même de la mélodie. Notre facsimilé, qui ne porte pas cette note surnuméraire, fixe la valeur de la note initiale en y ajoutant la lettre de 1 vy/o; et aussi en remplaçant dans les branches suivantes Tvrov par le xXàay.a. Ce dernier neume (trait courbé) indiquant une simple prolongation, laisse à Tdijeïa (ou oXtyov) initiale qu’il surmonte sa valeur ordinaire de ton ascendant que l’vjov annule. Les lignes commencent donc tour à tour un ton plus haut ( 4 ).
Voilà pour la partie neumatique de ce texte. Elle ne marque qu’une relation des tons entre eux et dirige seulement d’une façon générale le mouvement de la mélodie. Les intervalles de celles-ci doivent être déterminés sans doute par les noms numériques des Yjyoî. représentant leurs notes principales. C’est à ce titre qu’ils forment très naturellement la seconde série de ces signes. Il est facile de constater que la même note porte en descendant la marque du plagal et en remontant celle de Tauthente correspondant, p. e. X a — a . Le petit trait horizontal surmontant les lettres modales â y o n’est autre chose que le signe ordinairement employé dans