‹ Le système musical de l'Église grecque d'après la traditionChapitre 42 sur 90 · Glose de Jacobsthal, /. c. p · texte numérisé non relu

Glose de Jacobsthal, /. c. p

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l’ancienne tradition byzantine.

XI e siècle) s’exprime d’une façon analogue en alléguant des exemples : « Nisi enitn hae antiphonae : Alias oves habeo, Domine qui operati sunt, quae sexti sunt toni , in quintum transponantur locum, hoc est a parliypate meson [ = F] in trite diezeugmenon [ = c \néquaquant in regulari vionocordo servare poterunt ordinem suum : Ces antiennes, Alias oves habeo , Domine qui operati sunt ne peuvent occuper leur rang sur le monocorde normal, à moins de les transposer à la quinte aiguë, de F à c. »

A ces témoignages nous pouvons associer celui de Guy d’Arezzo (XI e siècle) qui dans son tonaire classe sous le tritus (VI e latin, note modale F) tout un groupe d’antiennes qui se distinguent, ditil, du tritus ordinaire par le ton entier qu’ils ont sous la note modale F, donc Mib, et qui, pour ce motif, doivent être transposées à la quinte aiguë, c ( x ). Notons ici que, selon toute apparence, ces cantilènes n’ont renfermé que le seul Mib, et non pas en même temps un Mit]. Cela est même certain pour l’antienne Domine qui operati sunt (i er nov.). En effet, l’auteur du Dialogus Odonis (XI e siècle ?) avertit ses élèves que bien qu’étant écrite sur F et renfermant un Mib au mot tabernaculo , elle ne doit cependant pas être corrigée, mais simplement être chantée un degré plus haut sur G-Sol. Là, dit-il, elle peut s’exécuter sans apparence d’irrégularité ( 1 2 ). Or, c’eût été impossible, si elle avait contenu aussi Mip. Ce degré, par la nouvelle transposition, serait devenu F# également prohibé parla*, théorie grégorienne. Nous pouvons en penser autant de l’antienne- A lias oves habeo que Bernon ( 1 . c.) associe à la première, et de même : de tout le groupe guidonien ( 3 ).

Aussi concluerait-on à faux, ce semble, si avec M. Gevaert ( 4 ) l’on i voulait considérer la rédaction en VIII e latin, qui nous est conservée : de plusieurs de ces cantilènes à côté de celle en VI e , comme uue dégénérescence du VI e en VIII e . Tout porte plutôt à croire que la* rédaction sur F, plus primitive à coup sûr que l’autre, renfermait

1. De modorum fortnulis, Couss., Script ., II, p. 99 : « Plagis autem triii interea (sic) propria voce[= F] finitur..., interdum in affini [= c]... in eodifférant quod ille semiionio depottitur, iste autem tono. »

2. Dialogus Odonis, Gerb., Script., I, 256. Cf. Jacobsthal, /. c., p. 231 ; Revue bénéd déc. 1897. P- 555 -

3. Si, dans celui-ci, il y eût eu quelque MiC, nous pouvons hardiment penser que le moine italien, hostile qu’il était à tout intervalle chromatique et irrégulier, aurait donné droit d’existence au seul Mi 5 et corrigé le Mrè. On n’a qu a se rappeler ce qu’il dit de l'invasion de la mollesse chromatique dans l’ancien chant diatonique: « Vocum modus.veterum editus voto, disgregatus a vero et recto cantionis genere, et in chromaticam mollitiem deductus, ob rationis penurtam (faute de connaissance des règles), nunc ad priorem statum, labore haud facili reductus est ». De modorum fortnulis, Coussem. /. c., 78.

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