TYPE ANTIQUE
TTptüxo; : D
deuterus (fc|) j 1 ”* : E
dorien
7UÀ . a! (i>) : D
protus ([?) : D
hypodorien
Ssûxepo; (bfyj,)) : |
(iv E)
Iritus (b ou q) v ) . F
VI f •
(syntonolydien)
lydien
Tpixo; (bp) : F
tetrardus (jj) : G
phrygien
xsxapxo? (b^(b)) : {S
deuterus iv (1?) : (E
mixolydien
(iastien?)
protus (J) ou S?) : D
mixolydien moyen (ou syntonoïastien ?)]
tz\ ■ V : F
tetrardus (j?) : G (t. peregrinus)
échappé à nos musicologues ( ! ). De plus, dans le but de s’en tirer ils ont prêté à de fâcheuses confusions ( 2 ). Mais cette confusion
1. Cf. Gevaert, Mélopée , p. 228; Jacobsthal, Die chroinatische Alteration , p. 206 etc. « Was uns hier interessirt », dit entre autres le docte professeur de Strassbourg, <L ist die Verwirrung und Unsicherheit in der Tonartbestimmung, die uns aus jenen Berichten entgegentritt ».
2. En faisant p. e. du xoito; un tertius latin. C’est ce qu’a fait Réginon dans son tonaire. Sa manière de procéder doit surprendre d’autant plus qu’il fait figurer les deux i ers modes non sous les noms latins primus et secundus , mais sous les titres grecs protus authentus et protus plagalis. Ce n’est qu’arrivé au III e mode qu’il change tout d’un coup en l’intitulant non pas deuterus authentus, mais tertius . Quel peut être le motif d’un changement si inattendu, si non de se tirer d’embarras ! Nous aimons à y voir un essai de solution que son auteur n’a proposé que comme pis-aller et pressé par les besoins urgents de la pratique. Mais le fait est qu il s est abusé lui-même et qu’il a abusé ses élèves. Il faut noter que la façon byzantine de ranger les Tjyot se prêtait au quiproquo. Les quatre modes plagaux, en effet, ne s’intercalent pas, comme chez les Latins, après leur authente respectif, mais forment après les quatre authentes, la continuation de la série, sous la dénomination de V e , VI e , etc. Il s’en suit que les authentes
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l’ancienne tradition byzantine.
fait place à la lumière, pour peu que l’on admette l’existence d’une technique romano-byzantine telle que nous l’avons décrite.
Ici encore nous devons nous contenter de quelques indications rapides et fort sommaires. Et d’abord, nous avons déjà rencontré sur notre chemin des chants classés comme tritus, notés sur F ('), et qui en réalité offraient les intervalles et le type d’un tétrardus latin (phrygien antique), classification qui ne s’explique que par la technique byzantine. Qu’il suffise de renvoyer à ce qui en a été dit plus haut.
Plus loin nous allons rencontrer classés comme tertius latm des cantilènes qui ont dû être classées primitivement comme tritus.
Le protus du type byzantin avec Mil» nous a déjà également occupé. Citons spécialement dans ce genre l’Introït Exaudi Domine (Dom. infra Oct. Ascens.). L’antienne est assignée au protus dans l’Antiphonaire de Montpellier (f.i7 v ) et dans celui de Sarum (Salisbury) 136. Elle commence, comme nous l’avons dit, par la mélodie
DE CF F, transposée dans ces éditions à la quinte aiguë a b Gc c. Et Ex-au-di
cependant qui ne reconnaît dans ce début une des intonations les plus caractéristiques du deuterus authentus (= III e ) latin ? ( * 1 2 ) Aussi bien d’autres éditions l’assignent-elles à ce mode. L’assignation au protus ne peut provenir que d’une antique tradition romano-byzantine.
Nous pouvons conclure de cet exemple que d’autres chants de même début et notés au même diapason : a b G c c, mais assignés au deuterus , se trouvaient, eux aussi, enregistrés plus primitivement sous le protus romano-byzantin avec Mi[>. Telle est p. e. la Comm. Beatus servus. Enfin, il est plus que probable que certaines autres mélodies, également assignées dans certains tonaires au deuterus, mais notées aujourd’hui en protus latin, étaient notées dès le principe en protus romano-byzantin (Mib sous-entendu). Tels sont
gardent toujours les mêmes numéros d’ordre et le même rang de tons principaux, soit que l’on compte les huit tons séparés ou les quatre authentes accouplés à leurs plagaux. Il n’en est pas de même chez les Latins, par suite de la juxtaposition du plagal à son authente. Ainsi, le toi 70; xupioç, ou simplement le TpiTOÇ, byzantin marque toujours le III e mode de la série; le tritus authente latin, au contraire, est le V e mode,lorsque l'on compte les huit modes séparés, le tritus simplement désigne le III e des quatre modes accouplés et correspond aux V e (authente et VI e (plagal) de la série dédoublée.