‹ Le système musical de l'Église grecque d'après la traditionChapitre 47 sur 90 · C E D FED · texte numérisé non relu

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formée à d’autres principes. Ainsi l’antienne Assumpsit Jésus représente un tétrardus grec et un protus latin. Le tétrardus grec a C pour note modale ([>!> pour garniture). Le traducteur a conservé la note initiale C (ou G) voulue par l’indication modale primitive, mais a mis le reste un degré plus haut, suivant les exigences de 1 oreille et

1. Pereçrinus nous semble traduire l’idée d’un fy/o; ou mode qui a quitté son siège naturel pour se transporter à un autre. C’est là aussi le sens du mot tpôopa dans un chant (tciov, oXvyov etc.) composé par Jean Koukouzelis, musicien du XIII e siècle,et dans le texte du Hagiopolitès (XIV e s. ) f. 2 r , lorsqu’il est parlé de quatre xuptoi,d’autant de TrXayu^de piaot et de üÔopat. L’idée d’altération <1 chromatique » ne se rattache à ce mot çiOopa que conséquemment à la transposition à la quarte aiguë, qui nécessite 1 introduction dun accident de plus. Ainsi un rXaytoç xs'xapxo; sur Fa (= F) doit avoir outre le sfe et le Mil? encore un la&, degré quelquefois encore conservé et expressément indiqué dans certaines éditions. Nous avons sous les yeux le chant ’Ev <jo\ jJCTjXEp àxpi&ûç dont le début est ainsi noté Bàu.oa, K’J^sXr, II, 75 (Athènes, Michalopoulos, 1898) :

FFGFFGaGFGFFFE DE F F ’Ev <jo\ jJiT^TEp àxpt-êto; $t-E-j(oÔT t tô xax’ et- xova, etc. Confer notre étude sur Xorigine du tonus peregrinus, présentée au Congrès d’histoire de musique à Paris en juillet 1900 et publiée dans le compte-rendu et dans la Tribune de Si-Gervais.

2. Cela confirme pleinement l’opinion de M. Gevaert qui fait dériver les antiennes latines de r£7ny/Tj|jia byzantin et de rèv$oatjJLOV antique. Mélopée , p. 34 et p. 84.

3. Cf. Jacobsthal, Die Chromatische Alteration , etc. p. 101 ss., et notre étude sur cet ouvrage, Revue bénéd., déc. 1897.

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