‹ Le système musical de l'Église grecque d'après la traditionChapitre 51 sur 90 · Reginon de Prumes. De hcirm inst · texte numérisé non relu

Reginon de Prumes. De hcirm inst

4. Ce sont les « Musicae initiamenta » de Hucbald (De harmonica inshlultone ) qui

)#» l'introduisent iusque dans les « penetralia disciplinae ».

p. e. Aureucii) v;u. v 11 . w vjvwv* ---

d’autres.

l’ancienne tradition byzantine.

cantilènes sacrées. Si le premier cours était réservé à ceux des clercs qui montraient du zèle et des dispositions spéciales ( J ) pour le chant, le cours élémentaire était obligatoire pour tous les clercs. Peut-être se servait-on du monocorde qui représentait les seuls tons naturels du canon antique.

C’est en tout cas ce canon antique qui devait servir de base dans un cours où il s’agissait de simplifier 1 enseignement, de le debarrasser de tout cet appareil compliqué des transpositions et des altérations qu’elles entraînaient ( 1 2 ). Il fallait dès lors enseigner à ces chantres les mélodies en les remettant au diapason premier, non altéré, soit en ne s’inquiétant pas des classifications selon les notes modales traditionnelles, soit en rattachant à chaque note un autre type que celui fixé par la technique supérieure ( 3 ). C’est munis de ces connaissances sommaires, mais suffisantes, que les missionnaires s’en allaient, p. e. dans les Gaules au V e siecle ( 4 5 ), pour y apporter avec l’Évangile les principes et les enseignements du chant liturgique.

Nous possédons jusqu’à ce jour un exemple frappant de 1 existence de ce double canon musical, byzantin et naturel ou antique, dans la double rédaction de l’hymne Pange linga , 1 une romaine (°), l’autre représentée surtout par les textes des Gaules, que pour ce motif nous nommerons gauloise. C’est évidemment le même dessin mélodique, la même allure. Pour avoir encore le même type modal,

1. C’est ainsi que nous lisons du Pape Sergius (687-701) que, « à peine enrôlé dans le clergé

romain, il mérita par son zèle et ses dispositions pour le chant d être confié au chef de la Scola poursuivre le cours théorique : « Sergius.... Romam veniens sub sanctae memoriae Adeodato pontifice, inter clerum Romanae ecclesiae connumeratus est; et quoniam studiosus erat et capax in officio cantilenae, priori cantorum pro doctnna est traditus ». Lib. Pont. , t. X, p. 371, cité par Gevaert, Origines du chant liturg., Gand, 1890, p. 39. La traduction <kârudit et habile » que l’éminent Directeur donne aux mots latins studiosus et capax peut aussi peu se justifier au point de vue philologique que s’appuyer sur le contexte. C est encore le contexte (« traditus est ») qui détermine le sens (ici passif) de l’expression pro doctrina : Sergius ne devait pas instruire (et surtout ne devait pas instruire le chef de la Scola, comme Gevaert semble l’insinuer en faisant plus loin (p. 41) de Sergius « le maitre des chefs de la Scola romaine »), mais devait être instruit par lui. , .

2. Et même dans le cours complet c’est le canon non altéré (ap.STaooÀov aoa „Tjp.a) q ui devait former la base, le point de départ de l’enseignement, de même que c’est l'application du Tpoyo; à ce même canon qui a donné lieu à tout le système modal des Byzantins.

3. La seconde alternative est plus en harmonie avec ce que Bryennios nous a appris plus haut. (Voir ci-dessus page 36 et suivantes), sur les manières différentes de numéroter Jes chants, employées par les classiques mêmes, ceux qu’il nomme, les vEioTEpoi xtov jj.£Xotioiiov.

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