‹ Le système musical de l'Église grecque d'après la traditionChapitre 59 sur 90 · II · texte numérisé non relu

II

disjonction (xaTa StàÇeuÇiv) d’abord -.cdefgabc

avec f — g comme intervalle diazeuktique (disjonctif); par jonction xol'zol <juva<£>7)v) ensuite. Seulement, à en juger par les formes byzantines, la jonction semble s’être faite non en descendant de c jusqu’à G avec G-F pour 7rpo;Xapi?avdpievo; (ce qui donnait une forme trop grave), mais en montant de f à b avec le 7 tpoçXapi 6 avd|Jievo; b — c placé, à volonté, soit en haut, soit en bas. Nous obtenons ainsi outre la gamme lydienne primitive et l’hypolydienne (ci-dessus) que nous qualifierons de type I a et type I b , les types suivants :

c — — e — f g — — fi c

On remarque que la progression continue du type I, se trouve interrompue dans les types II et III ; ils en reproduisent un fragment de quatre termes.

L’un et l’autre renferment deux intervalles diminués, le type II : d^ et a 0 ’, le type III: d 1 ^ et g^.

Confrontons maintenant ces types avec les formes diverses du second îy/oç byzantin.

De prime abord on croirait trouver le type II dans la gamme du second mode donnée par Chrysanthos ( 2 ) :

Do à Ré b 4 Mi î Fa 1 Sol J lab U si £ do

Mais d’abord Chrysanthos n’attribue lui-même à sa description qu’une valeur approximative. De fait elle est inexacte, et présente un caractère purement théorique, imaginaire, reposant — nous le verrons bientôt — sur une interprétation erronée du système de diphonie ou tricordal, selon lequel ce mode est construit. Aussi serait-il facile de montrer notre théoricien en contradiction avec lui-même, avec les autres auteurs et avec le type conservé dans les manuscrits. Laissons donc ce mode pour le moment, et tournonsnous vers le second mode plagal qu’on pourrait nommer le second mode hirmologique. Nous avons vu en effet que dans les chants hirmologiques le second mode emprunte ses intervalles au second mode plagal. C’est une remarque quasi stéréotypée dans les livres de théorie, mais dont les théoriciens au fond sont fort embarrassés de rendre raison. Le sujet qui nous occupe nous oblige et nous aide tout à la fois à en tenter une explication.

L’hirmologe renferme les tons-types des hymnes et conséquemment des mélodies très anciennes dans un classement plus primitif. Dire donc que le second mode authente hirmologique suit l’échelle,

1. Ici encore nous indiquons par 6 l’abaissement d’un diésis enharmonique, par + le haussement d’un diésis.

2. Elaaytoyn, xe». l , 3 . Voir plus haut, ch. I, p. 7, et ci-dessus, p. 118.

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