‹ Le système musical de l'Église grecque d'après la traditionChapitre 69 sur 90 · Ci-dessus p · texte numérisé non relu

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2. Cf. entre autres Theod. Phokaeus, Kptyrcte, xscp. tô' : « '0 7rpcüTo; riyoç p.sxa*/£tpt- Çôzai xXtjjiaxa ôiaxovixrjv xaxà xôv xpoyov... rjyo’jv Çqxeï và eyrj ôvo xsxpayopôa ô)iotz ».

3. Sans nous engager dans une discussion trop longue, remarquons seulement qu’il y a contradiction dans les termes à caractériser ce système de tétracordes égaux et séparés et en même temps à le classer comme pentacordal purement et simplement (par jonction). En conséquence le système tétracordal, dont Chrysanthos parlera dans la suite, désignera des tétracordes joints (xaxà auvacp^v), tandis que les tricordes seront des tricordes enchaînés. C’est là où ce musicologue voulait aboutir. Mais de cette façon le Tricorde forme un quatrième système,alors qu’au début il n’était question que de trois. Nul doute que ce chiffre de trois ne soit conforme à la tradition grecque : mais le théoricien byzantin aurait été plus dans le vrai, si, au lieu d’en exclure au commencement le Tricorde, il eût éliminé le Pentacorde et identifié le Tpoyoç purement et simplement au système du Tétracorde de l’antiquité (tétracorde séparé, cela va sans dire).

Faisons remarquer en passant que le tétracorde est nommé aussi triphonie, étant donné qu’une série de quatre notes ne comprend que trois intervalles nommés owva{ par les Byzantins.

Il y a parmi les modes byzantins quatre ou cinq qui reposent sur le système du Tétracorde, c’est le premier et le troisième, authentes et plagaux. Il en résulte pour la pratique que la loi d’attraction et les autres altérations de ce genre ne peuvent s’y appliquer légitimement (*).

Nous arrivons au système du Tricorde .

Les tricordes disjoints équivalent à des tétracordes enchaînés dans la même mesure que des tétracordes disjoints équivalent à des pentacordes enchaînés. Ce système a donc, lui aussi, certainement son pendant dans l’antiquité. Mais comme la désignation de tétracordes disjoints est plus primitive et préférable, de même la désignation de tricordes disjoints doit être considérée comme plus primitive. Aussi est-il bien possible que la théorie des tétracordes enchaînés soit venue plus tard seulement remplacer ou plutôt absorber celle des tricordes disjoints. Nous allons en effet rencontrer des échos de notre tricorde dans toutes les époques de l’histoire de la musique. Mais cherchons avant tout à en fixer la nature.

Le système du Tricorde, suivant la théorie byzantine,est l’élément constitutif du second mode (stichirarique) qui n’en admet pas d’autre. Or ce mode est, par la tradition, assimilée au mode lydien de l’antiquité. D’autre part, la constitution de l’échelle modale par petits systèmes combinés plutôt que par système d’Octave nous est garant qu’ici, tout comme dans le Tétracorde, il s’agit d’éviter les intervalles ecmèles de 3 et 5 quarts de ton inhérents au système octacordal.Le tétracorde dorien embrassait les seuls intervalles emmêles la 1 sol 1 fa $ mi, le tricorde lydien ne peut comprendre que les deux tons entiers la 1 sol 1 fa. Le premier, du type mineur, donne naissance à une gamme mineure, celui-ci, d’un type majeur, sera l’élément constitutif de la gamme majeure antique. A cet effet on

1. La gamme du premier authente par exemple (sauf le cas de corruption) réclamera invariablement une gamme ainsi disposée : t:ol — êoo — ya — di || xs — £10 — vï) — ra

Ré £ Mi& 1 Fa i Sol || la l sifc i do i ré

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